Mamadou Baadiko Bah prévient : « Si des dispositions ne sont pas prises, la pieuvre va se relever et avaler le CNRD »

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Depuis le coup d’État du 05 septembre dernier, le CNRD a entrepris de nombreuses actions pour démanteler « le système » mis place dans l’administration guinéenne par les anciens régimes. Dans cette optique, le colonel Mamadi Doumbouya a mis à la retraite ou limogé plusieurs anciens dignitaires du système Alpha Condé.
Le président de l’Union des forces démocratiques (UFD) estime qu’en dépit des changements amorcés, le CNRD doit s’attaquer au système en poursuivant dans les règles de l’art les prédateurs de l’État, sinon, souligne t-il « la pieuvre va se relever et elle va avaler le CNRD »
« Qu’on donne un coup de pied dans la fourmilière de l’administration, ça fait partie de nos revendications réaffirmées lors de la 9ème législature. Que la Guinée consacre pratiquement toutes ses ressources à l’entretien de l’énorme appareil d’État parasitaire, corrompu, installé dans la capitale avec quelques tentacules à l’intérieur et qui ne s’occupent pas du développement, il faut s’attaquer à cette plaie là qui est un cancer et qui a empêché la Guinée réellement de se développer depuis 63 ans. Ce sont des actions mais je peux vous dire qu’on est loin du compte. Nous avons prévenu que si des dispositions ne sont pas prises, la pieuvre va se relever et elle va avaler le CNRD. Ça, c’est une certitude. Il y a des inquiétudes puisque tant que l’impunité sera garantie, tant que les gens ne peuvent pas attendre qu’on les demande des comptes sur les fortunes qu’ils détiennent et les vols qu’ils auraient commis et qu’ils restituent ces biens là, ils vont relever la tête, ils ont les moyens de déstabiliser le CNRD, nous l’affirmons. Il faut que l’impunité cesse, qu’ils soient poursuivis selon les termes de l’État de droit et que le trésor public récupère ce qui lui est dû », a déclaré Mamadou Baadiko Bah, le président de l’UFD, dans « Mirador »
Pourtant, le colonel Mamadi Doumbouya ne cesse de rappeler que ceux qui ont eu des postes de responsabilité vont répondre de leurs gestions. Et la semaine dernière, le président de la transition a créé la cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) pour traquer ceux qui ont pillé les biens de l’État.

Sadjo Bah

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