Mamadou Sylla : ‘’c’est au sein de la CENI on doit trouver un remplaçant de Me Salif Kébé’’

Print Friendly, PDF & Email

À moins de quarante jours du décès du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la question de son remplacement suscite assez de polémique entre le Barreau de Guinée et le CNOSCG (Conseil national des organisations de la société civile guinéenne) dont le défunt relevait. Déjà que le Barreau compte plus de 10 candidatures aspirant à la succession de Feu Me Amadou Salif Kébé, le Président de l’Union Démocratique de Guinée (UDG) estime qu’il serait plus simple de faire appliquer la loi.

Selon le richissime homme d’affaires Elhadj Mamadou Sylla, en application de la loi sur la CENI, en cas de décès ou d’empêchement, il revient au vice-président de remplacer le président.

« Normalement, c’est la société civile qui doit procéder au remplacement. La société civile, les avocats sont dans ça, les notaires, beaucoup d’institutions. La loi sur la CENI dit qu’en cas de décès ou empêchement, le Président de la CENI est remplacé dans les deux jours qui suivent. Et il est remplacé par le vice-président. Le vice-président est là jusqu’à la fin du mandat de l’autre… Aujourd’hui, il ne s’agit pas de désigner mais remplacer une personne qui est morte en la personne du président. Moi, je pense que c’est pour ça que dans les institutions chez nous, il y a beaucoup de vice-présidents. Ça veut dire que si le président n’est pas là, le vice-président doit être là. Moi, je pense que ce principe devrait être respecté », estime-t-il.

Poursuivant, le président de l’Union Démocratique de Guinée ajoute : « De toutes les façons, la loi dit qu’on ne peut pas prendre quelqu’un au-dehors pour l’emmener. C’est au sein de la CENI on doit trouver un remplaçant. Donc ce remplaçant-là qui était un vice-président, on doit trouver un commissaire parmi eux. Mais comme les partis politiques ne peuvent être président, parce qu’on ne peut pas être juge et partie, alors il fallait prendre un autre au sein de la société civile. Mais je ne comprends pas maintenant le cas qui se pose qui dit qu’il faut faire venir d’autres personnes. Parce que quand tu fais venir une personne qui n’est pas commissaire déjà, ça veut dire qu’il faut refondre la CENI. Il faudra tout reprendre. La désignation du bureau va se faire, les partis politiques aussi, désigner leurs représentants, confirmer ou envoyer de nouvelles personnes, ça va être plus compliqué que les gens pensent. Ici, il n’est pas question d’emmener de nouvelles personnes. Sauf peut-être le seul qui manque et là on peut déléguer en fonction de la provenance de la personne qui est décédée. Alors là, comme ce sont deux places qui reviennent à la société civile, ce sont ces deux places qui doivent être complétées. C’est comme les élections législatives quand vous présentez une liste de 76 personnes et que 5 personnes passent sur cette liste c’est que le reste est là à l’attente. A chaque fois que quelqu’un quitte sur les cinq-là, le sixième monte sur la liste. Alors c’est comme ça. Mais quand j’entends maintenant dire qu’il y a eu plus de dix candidats pour ce poste et vu que ça fait trop de bruit dans les médias, moi je pense qu’il faut appliquer la loi. C’est plus simple », tranche-t-il.

Maciré Camara 

 

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

error: Le contenu est protégé !!