Mamadou Sylla : ‘’plus question d’organiser des élections dans la violence, ou de faire appel à l’arbitrage extérieur’’

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Le site MALIZINE est allé à la rencontre d’un homme de pouvoir, qui fut très proche de feu Président Lansana Conté et du pouvoir actuel. Dès que vous prononcez FUTURELEC, il est associé au nom de Mamadou Sylla, qui a créé le 1er Holding avec 12 filiales en Guinée.

Président du patronat guinéen pendant 20 ans il fut aussi Président de tous les patrons de la CEDEAO (FOPAO) pendant 8 ans. Il fut aussi aux commandes du secteur privé Guinéen (Chambre de commerce, industrie, mines et agriculture). Président du parti UDG, Président de l’UDIBAG (Union pour le Développement Intégré de la Basse Guinée), l’honorable El Hadj Mamadou Sylla fut Candidat à l’élection Présidentielle de 2010.

Député à l’Assemblée Nationale à deux reprises, il est le nouveau CHEF DE FILE de l’opposition guinéenne. Un visionnaire qui réalisa une belle carrière dans les affaires, la politique, et le sport qui l’a amené à diriger la FEGUIFOOT (Fédération Guinéenne de Football), et le Club Olympique de Boké.

‘’ Sylla Patronat’’ a été le 1er président de Club à recruter un entraîneur étranger Sud-Africain, et des internationaux étrangers Ghanéens, dans toute l’histoire sportive de la Guinée. On l’a vu il y a quelques jours, au Journal Télévisé des confrères de la RTG, distribuer des vivres aux populations. Ceci correspond à son côté social et humanitaire. Il a une Fondation à son nom qui réalise des opérations humanitaires sur toute l’étendue de la République sœur de Guinée.

En fait, El Hadj Mamadou Sylla est un homme de challenge, humble et généreux, au service de ses concitoyens, et de son pays. Un Guinéen qui inspire confiance, comme il en faudrait bien d’autres.

 Bonjour Honorable, et merci d’accepter notre interview par téléphone depuis Bamako. Heureux de faire votre connaissance et d’échanger avec vous. Quels sont vos sentiments en devenant Chef de file de l’opposition parlementaire ?

La fierté pour le chemin parcouru depuis ma tendre enfance. Sinon, mon entrée en politique est un réel incident de parcours, car j’ai côtoyé et représenté des hommes d’Etat, jusque dans les instances continentales, sans m’y intéresser vraiment.

C’est la situation du pays à un moment donné qui m’a fait entrer en politique, sans compter les sollicitations venues de toutes parts, jusqu’à l’étranger.

Aujourd’hui, je suis reconnaissant de la confiance de mes compatriotes. Ça n’a pas été toujours facile, mais je me suis accroché, car j’estime avoir suffisamment de crédibilité et de moyens personnels, pour apporter ma pierre à l’édification nationale. Je préfère servir mon pays, que de me servir. A présent, je suis à la tête d’une équipe transversale, toutes religions, ethnies, et compétences réunies, y compris 2 femmes volontaires, qui vont donner du courage à la gent féminine.

L’ambiance est conviviale, et le travail d’équipe montre déjà son efficacité. Je suis entouré de véritables professionnels qui excellent dans des domaines différents.

Peut-on désormais aller vers un dialogue politique apaisé ? 

C’est indispensable si nous voulons panser les plaies, adoucir les cœurs, apaiser la situation délétère qui prévaut, et mettre la Guinée au-dessus de nos querelles intestines et partisanes.

C’est pourquoi j’ai adressé un courrier allant dans ce sens au Président de la République, et à l’ensemble de la classe politique. Le plus important est que la loi prenne enfin le dessus, pour nous sortir du cercle vicieux des accords, qui ne font que déplacer des problèmes, qui resurgissent d’un moment à l’autre.

 Parlez-nous des défis de l’opposition parlementaire 

Je préfère commencer par le combat contre la pandémie du Coronavirus, qui est la priorité des priorités. Mais c’est tous ensemble que nous allons parvenir à l’éradiquer, car il y va de l’hygiène publique, la santé de tous, et la survie de l’humanité.

Politiquement, nous ferons en sorte que le parlement soit un réel contre-pouvoir, et qu’il joue pleinement son rôle.

Quant à l’opposition parlementaire, elle entend faire des propositions de lois, comme nous l’aurions fait de suite, pour interpeller le gouvernement, et unir nos forces dans l’intérêt du pays. Il n’y a pas de camp opposé, ni de parti pris, lorsqu’il s’agit de l’intérêt supérieur de la nation.

L’exercice du contrôle gouvernemental, les commissions d’enquêtes parlementaires, tout comme les projets de lois se feront dans la rigueur, et au nom de la justice sociale. Je reste convaincu que cette 9ème Législature entrera dans les annales, car il y a un renouvellement de la classe politique, à travers l’arrivée massive de jeunes députés à l’hémicycle.

J’ai bon espoir que nous ferons tout pour le peuple, au nom du peuple, et avec le peuple.

Qui sont vos alliés ? 

En plus de l’UDG qui compte 4 députés, les Honorables Dembo Sylla, Moussa Soumah, Malick Sylla et moi-même, il y a le MPDG de Siaka Barry avec ses 2 députés, Fatoumata Bayo et Abdoulaye Sanoh; l’UFD de Mamadou Bahdiko; le RRD d’Abdoulaye Kourouma, le PGPD de Madame Yansané Bintou Touré, l’ARN de Pépé Koulémou; la NGR d’Abé Sylla; la GéCi de Fodé Mohamed Soumah, et le PPD de Boubacar Diallo.

En fait, notre groupe parlementaire comprend 15 députés issus de 9 partis politiques : il s’appelle ALLIANCE PATRIOTIQUE !

-Votre prédécesseur [Cellou Dalein Diallo] a maintes fois dit que les 500 millions dédiés au Chef de file de l’opposition étaient gelés. Cette question pourrait-elle enfin voir son épilogue ? 

Je ne connais pas la base du calcul qui a fixé ce montant. Mais j’estime que cet argent ne revient pas intégralement au Chef de file, qui a son cabinet, et d’autres leaders avec lui.

Je compte utiliser cet argent pour renforcer la cohésion du groupe parlementaire, et œuvrer dans le social aussi.

J’ai été milliardaire depuis des décennies, et bien avant d’entrer en politique. Ma conception du matériel, est que l’argent c’est un moyen et non une fin ou un prétexte.

Vu le contexte social, est-il possible d’avoir une élection présidentielle apaisée en Octobre prochain ?

Non seulement nous le voulons, nous le pouvons, mais nous y veillerons.

Il n’est plus question d’organiser des élections dans la violence, ou de faire appel à l’arbitrage extérieur. Désormais, nous tenons à ce que tout se règle intra-muros, entre Guinéens.

Nous poserons tous les problèmes au sein du parlement, afin que le pouvoir prenne ses responsabilités, ou soit obligé de le faire. Il y a un temps pour la politique partisane, et un autre pour l’unité nationale.

Comment se porte votre parti l’UDG depuis les communales à ces législatives victorieuses ? 

Voyez par vous-même ! Des communales à ce jour, nous allons de succès en succès. De plus en plus de Guinéens adhèrent à nos idéaux, apprécient mon engagement social à leurs côtés, et savent que je pourrais mettre mon argent, mon énergie, et mon expérience au service de mon pays.

Aujourd’hui, El Hadj Mamadou Sylla les rassure et leur assure un avenir prometteur.

Votre mot de la fin Honorable 

C’est de vous remercier pour votre appel, et d’adresser mes salutations fraternelles au peuple frère du Mali. Je m’associe à leurs prières pour que le terrorisme et le Covid-19 disparaissent à jamais dans la sous-région, le continent et partout ailleurs, car nul n’est à l’abri.

Enfin, je vous lance une invitation, pour venir découvrir notre beau pays, dès que nous aurons vaincu ce virus satanique. Vive l’amitié guinéo-malienne. Au revoir !

Source : Malizine

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