Mamou: après la démolition de la cour de  leur siège, le fédéral de l’UFDG monte au créneau 

Print Friendly, PDF & Email

La semaine dernière, la ville de Mamou s’est réveillée en voyant des machines à la préfecture pour dit-on démolir les emprises des voiries urbaines. Aussitôt stationnés, ces bulldozers ont commencé à démolir les emprises en dégageant tout sur leur passage. 

C’est au quartier Boulbinet, notamment dans le secteur Kissia que les opérations de démolition ont débuté sur la nationale Mamou-Labé. Mais, le siège régional de l’Union des forces démocratiques de Guinée de Cellou Dalein Diallo a également payé le prix. La cour de cette formation politique a été démolie dans le quartier Petel. 

Joint par notre correspondant, le fédéral de l’UFDG s’est dit indigné par cette attitude des nouvelles autorités. Car selon lui, la ville de Mamou mérite mieux surtout pendant cette saison pluvieuse. 

« Je parie que ça m’a dépassé. Je ne pouvais jamais m’attendre à ça. Car ce que j’ai vu, je ne pourrais jamais croire que ceux qui devaient défendre, protéger le peuple et ses biens pouvaient agir de la sorte. C’est extraordinaire. Je ne pouvais jamais m’attendre à cela des administrateurs surtout Mamou. Un préfet qui est venu ça ne fait pas encore six mois ici, il peut se donner ce poids à défigurer complètement la ville et surtout en saison pluvieuse. C’est décevant », estime Mamadou Madjou Diallo, fédéral de l’Union des forces démocratiques de Guinée de Mamou. 

Plus loin, ce proche de Cellou Dalein Diallo ajoute que la mission que s’est donnée la junte militaire au pouvoir en Guinée est d’en finir avec les leaders politiques les plus légitimes.  « Aujourd’hui, on s’acharne contre l’UFDG, contre son leader Elhadj Cellou Dalein Diallo. Donc c’est parce qu’ils savent réellement qu’aujourd’hui, aller aux élections, c’est  passer le pouvoir automatiquement à Elhadj Cellou Dalein. Parce qu’ils savent le poids électoral du parti. Donc ils sont contre les plus grands leaders », souligne Mamadou Madjou Diallo. 

Depuis le passage des machines la semaine dernière, les citoyens continuent de déguerpir eux-mêmes. Certains sont très inquiets vu que même leurs maisons d’habitation ont été démolies. 

Depuis cette première journée, la machine n’est plus visible. Les autorités veulent-elles arrêter les opérations pour l’instant? Affaire à suivre. 

Jacques Kamano, correspondant à Mamou

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.