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Societé

Mamou : une manifestation d’enseignants dispersée par les forces de l’ordre

Comme prévu, les enseignants de Mamou ont manifesté ce lundi 19 novembre pour protester contre le gel de leurs salaires et les intimidations faites par les autorités éducatives. Comme la plupart des villes, ces éducateurs ont cette fois-ci été empêchés par les forces de l’ordre de faire le sit–in devant la Direction Préfectorale de l’Education (DPE).

Peu nombreux mais très déterminés, les enseignants en colère ont tenté de résister face aux policiers et gendarmes qui étaient déployés. Composé essentiellement d’hommes et de femmes, ce groupe d’enseignants a été très bien gazés, avant qu’ils ne soient dispersés rapidement des lieux. Au cours de ces altercations, un enseignant en service à Porédaka, une sous-préfecture de Mamou a été sérieusement tabassé par les forces de maintien d’ordre.

Choqué par cet acte, les enseignants ont décidé de changer de stratégie. Au lieu du sit–in à la DPE, c’est une marche vers le marché qui a été vite initiée pour attirer l’attention des parents d’élèves. Ainsi fait, ils ont emprunté la rue commerciale à l’aller et voulaient rallier la route nationale pour le retour. Ils ont été stoppés à ce niveau par un commandant à bord d’une Puck-up qui les a instruit de rebrousser chemin pour continuer vers la rue commerciale même si la marche n’est pas autorisée.

“S’il vous plaît retournez !  Vous ne pouvez pas manifester par là. Montez de l’autre côté. La circulation ne doit pas être empêchée par vous. Vous êtes des enseignants, votre revendication ce n’est pas par là normalement. Montez vers la rue commerciale. Et si vous continuez on va réagir”, a lancé ce commandant aux manifestants qui était entouré de sa garde.

Après avoir quitté la route nationale, le bureau préfectoral du SLECG et ses syndiqués ont repris la rue commerciale pour un retour de force vers la DPE. Acclamés par les commerçants au passage devant le marché, les enseignants de Mamou ont bravé la ceinture de sécurité pour foncer vers la DPE.

Selon Sékou Diallo, secrétaire chargé à la sensibilisation du SLECG dans cette préfecture, les manifestants ont bien atteint leur objectif. “On ne voulait pas faire une marche. C’était juste comme tous les autres jours, aller réclamer nos salaires et demander à ce qu’ils cessent de nous intimider. On est pas des semeurs de troubles, nous sommes des enseignants et la grève est constitutionnelle. Ils nous ont gazés, ils ont insulté et d’autres ont été violentés. Malgré tout, le mercredi on va encore manifester”, a dit ce syndicaliste.

A noter que cette manifestation d’enseignants avait paralysé la ville. Par endroit des boutiques et magasins ont été  fermés. Les élèves de quelques établissements publics du centre-ville qui étudiaient avaient été libérés. Le calme est revenu dans la cité dans cet après-midi.

Aïssata Camara, correspondante régionale à Mamou

+224 625242760

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