Mandiana : les prêcheurs accusés d’avoir violé l’ordre de mission délivré par le secrétariat aux affaires religieuses en se rendant à Kantédougoubalandou (officiel)

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Devant les hommes de médias, vendredi, le gouverneur de la région administrative de Kankan a regretté l’assassinat du prédicateur saoudien survenu dans la nuit du 16 janvier dernier à Kantédougoubalandou, un district de la sous-préfecture de Dialakoro, dans la préfecture de Mandiana.

Le gouverneur de région face à la presse, à Kankan

Mohamed Garé a par ailleurs condamné le non-respect par ce groupe de prédicateurs du contenu de l’ordre de mission qui leur a été délivré par le secrétariat général des affaires religieuses.

« Ce qui est aussi regrettable qu’il faut dire ici c’est que ceux qui sont venus en mission à Kantédougoubalandou, ils étaient porteurs d’un ordre de mission délivré par le Secrétariat Général des Affaires Religieuses à Conakry. Et l’ordre de mission indiquait qu’ils se rendaient à Siguiri mais nous ne savons encore les raisons qui ont amené ces missionnaires à se rendre dans la préfecture de Mandiana, plus précisément à Kantédougoubalandou. Mieux, le préfet donc les autorités de Mandiana aussi n’étaient pas informées de leur présence sur le territoire de Mandiana ».

Poursuivant, le numéro 1 de la région a invité les autres à éviter une telle erreur et à se présenter aux autorités des localités concernées pour la circonstance. « Il faut donc à l’avenir que les gens sachent que quand on vient en mission dans une zone, dans une administration territoriale qu’on a l’obligation morale et professionnelle, avant de commencer le travail, de se présenter aux autorités locales. Tel n’a pas été le cas ça c’est une situation que vraiment nous regrettons ».

Pour conclure le Gouverneur Garé a condamné cet acte ignoble avant d’inviter les religieux à l’acceptation des autres. « Mais qu’à cela ne tienne, la Guinée est pays laïc, chacun de nous que l’on soit animiste, musulman ou chrétien est libre d’exercer la croyance qu’il a choisie. Personne n’a le droit d’empêcher l’un ou l’autre d’exercer sa religion et cette situation malheureuse qui s’est passée est une honte, c’est une honte pour notre région, c’est une honte pour toute la Guinée ».

Alpha Oumar Koita, correspondant à Kankan, Haute Guinée

 

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