Manif à Boffa : les jeunes de Tamita et Lisso arrêtent les activités du tapis roulant et du port minéralier (manifestant)

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Les communautés de Soumbouyady et Araponka, deux localités de la Sous-Préfecture de Tamita et Lisso, dans la préfecture de Boffa, ont organisé une manifestation, ce Mardi 11 janvier 2022, pour dénoncer le non respect du contenu local par les différentes sociétés implantées dans cette préfecture d’une manière générale et en particulier la Campagnie CHALCO. 


Les conflits qui opposent cette société et les collectivités sont entre autres, « le non respect du contenu local, la non emploiyabilité des jeunes. Il faut tout simplement retenir qu’à Boffa les jeunes natifs de cette localité ne sont pas la priorité de ces différentes entreprises dont CHALCO. Quand les recrutements sont lancés, nous remarquons que les jeunes de Boffa ne sont pas employés ils ne sont même pas considérés quand les appels d’offres sont lancés », a fait savoir Moustapha Kaba, l’un des jeunes de la Sous-Préfecture de Tamita.
Poursuivant, dit-il, « Le peu de jeunes qui sont recrutés par ladite société sont victimes de licenciements abusifs, sans aucun respect de la procédure. Il y a aussi le non respect de l’inventaire phonique et delocalisation des villages. Il y a également le refus d’octroi des contrats locaux au détriment des jeunes de la localité pour des personnes tierces. Mais aussi Il y a la sous-traitance des salaires des travailleurs. Si par exemple, la société paye 5 millions de francs guinéens, les  travailleurs ne perçoivent à travers ce cabinet 1 000,000 à 1,500,000 gnf et de manière désorganisée », explique le jeune  Kaba la trentaine. 


Aux dernières nouvelles, certaines personnes ont été présentées devant les autorités préfectorales comme étant les complices. « Il s’agit du directeur des ressources humaines et en même temps DGA de la compagnie CHALCO, il y a le directeur adjoint des mines, l’intendant et superviseur général, le directeur des relations communautaires et superviseur général des relations communautaires qui, malgré les interdictions de remettre pied sur les mines, contunient à travailler. Chose qui a poussé les travailleurs d’arrêter les tapis qui transportent la bauxite »
Pour finir, ces jeunes ont laissé entendre qu’ils ne vont pas abdiquer jusqu’à la satisfaction de leurs différents points de revendication. 
Mamadou Yaya Barry 

622 26 67 08 

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