Manif du FNDC : ‘’je n’ai jamais manqué mon devoir de sortir avec les militants’’ (Cellou)

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Opposé farouchement à un 3è mandat pour le président Alpha Condé, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a appelé à une manifestation de rue hier lundi, qui s’est soldée par des blessés.

A son domicile privé, sis à Dixinn, le président de l’UFDG Cellou Dalein Diallo a confié à la presse que les protestations de rue continueront ‘’jusqu’au départ d’Alpha Condé’’.

« (…) A N’Zérékoré, on a enterré nuitamment plus de 20 corps en pleine forêt, en pleine nuit et jusqu’à présent, aucune enquête. La constitution a été violée de manière récurrente, le code électoral, toutes les lois de la République (ordinaires ou organiques) toutes, ont été violées. Ce monsieur (Alpha Condé) n’a jamais respecté sa parole. Le conflit des jeunes de Kankan, c’est le non-respect de la parole donnée. C’est facile de promettre pendant la campagne mais après la campagne, il faut respecter sa parole. Je crois que c’est tout à fait légitime d’exiger le respect des engagements pris.

Moi je n’ai jamais manqué mon devoir de sortir avec les militants. Mais ils ont barricadé ici, qu’on ne sort pas.  On a dit comme la manifestation est interdite et la réquisition est faite à l’armée et aux forces de défense et de sécurité, on a dit que chacun manifeste dans son quartier. Et c’est ce qui a été fait. Abdourahmane Sano est encerclé chez lui, les leaders sont recherchés. Ibrahima Diallo chez lui il y avait 5 pickups. On cherchait à l’attraper et le mettre à l’abris. L’ancien député Dr Ben Youssouf Keita a 5 pickups plus une convocation… », déplore-t-il.

La suite, on va continuer ce combat. Ce combat, c’est un combat noble. C’est pour la reconquête des droits et libertés y compris les vôtres, vous les journalistes. Nous sommes dans une dictature, il faut qu’on respecte les lois de la République, Il faut qu’on respecte les droits humains. Nulle part ailleurs sauf en Guinée, on aurait pu enregistrer autant de morts sans que le chef de l’Etat ne soit destitué. Monsieur Alpha Condé va terminer ses deux mandats et il faut qu’il parte. On n’acceptera pas un troisième mandat. Il faut qu’il respecte son serment. Il faut qu’il respecte la constitution et organise des élections transparentes et équitables. Des élections inclusives sur la base d’un fichier consensuel qui reflète fidèlement l’état du corps électoral », a exigé le président du principal parti de l’opposition.

Mohamed Cissé

+224 623-33-83-57

 

 

 

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