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Societé

Manifs contre le manque d’électricité à Faranah : ‘’pas de courant, pas de vote’’

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A Faranah, les manifestations sociales se font constater dans la commune urbaine. En moins de 48 heures, la commune a connu deux descentes de rue. Après la marche pacifique des élève-maîtres de l’école nationale des instituteurs (ENI jeudi dernier, c’est les jeunes qui ont battu le pavé le vendredi 24 janvier dernier.

Ces jeunes ont protesté contre la desserte d’électricité à Faranah qu’ils qualifient ‘’mauvaise et insupportable’’. C’est à 10 heures que les citoyens en majorité jeune se sont fortement rencontrés pour démarrer leur machine de protestation contre le manque et les délestages du courant électrique à Faranah.

Sur les pancartes on pouvait lire “EDG zéro” ; “Pas de courant, pas de vote.” C’est le rond point de Tonkolonko qui a servi le point de départ à cette marche de protestation contre le manque de courant électrique à Faranah. Les marcheurs ont franchi le marché central, se tendre  venir dans plusieurs lieux administratifs en passant par le bloc administratif de la préfecture avant de terminer leur course à la devanture de l’EDG.  Partout où les jeunes passaient, ils étaient ovationnés et acclamés par les populations surtout les femmes.

Parlant au nom de ses paires, le responsable des manifestants, Moussa Oularé nous dégage le motif de cette manifestation. « Nous avons décidé de sortir aujourd’hui parceque depuis 2005, on a eu un groupe central thermique. Mais aujourd’hui, la taille de la population est telle que la déserte électrique est devenue tout un problème, il faut passer deux à trois jours pour avoir le courant et ça aussi pendant un petit temps. En réalité, nous ne sommes pas satisfaits. C’est pourquoi nous avons décidé de se faire entendre dans les rues, pourque ce qui se passe ailleurs que la même chose se passe à Faranah, nous avons fait de sorte que personne ne touche à un bien public ou privé ce n’est pas notre objectif. Nous avons eu un point de départ et d’arriver, ça fait deux semaines que  nous avons alerté que aujourd’hui nous allons sortir pour se faire entendre auprès des autorités pour que celle-ci soient notre porte message auprès de l’Etat que franchement nous aussi, nous avons besoin de l’électricité. Faranah est parmi les trois premières villes qui paient régulièrement les factures. Mais si aujourd’hui les autres villes sont satisfaits dans ce sens, mais pourquoi pas nous ? On paie le courant, on ne reçoit pas le courant, On se pose même des questions qu’est-ce que Faranah a fait à ce régime là. C’est ça surtout la motivation, on se sent ignorer. Et pourtant, Faranah est un fief de ce parti au pouvoir. On a toujours voté 100%, mais depuis dix ans de cela on voit que les autres villes reçoivent des dons et autres. Mais à Faranah, ce n’est pas le cas, nous n’avons rien. Aujourd’hui, nous n’avons pas barré la route ni casé, c’est une alerte. Si rien n’est fait d’ici le lundi, nous allons encore sortir. Il faut qu’on nous dise quand est-ce Faranah aussi peut avoir des groupes électrogènes, nous avons besoin que 5 MW pour permettre à toute la population d’avoir le courant en même temps.
Ici, quand vous avez le courant de 19h à 23h 45, il faut 3 jours après, trop de démagogie, notre marche est loin de la politique, nous avons juste besoin de l’aide de l’Etat pour avoir un groupe électrogène, nous avons besoin de courant, c’est une nécessité »,
a-t-il expliqué.

Mamadi Traoré, assistant du Directeur général de l’EDG à Faranah nous explique : « On dirait que les jeunes ont raison puisse que ça fait un an de cela, on a changé du régime de fourniture, c’est-à-dire nous étions sur 1/2 mais on n’est venu 1/3 et dans les 1/3. Quand vous perdez une nuit, il faut attendre 4 jours après sans le courant, ça ne peut pas vraiment plaire à la clientèle. Mais nous aussi nous le faisons pas parce qu’on veut banaliser la fourniture, mais c’est parcequ’n n’est confronté à un manque criard de puissance. Puisque le groupe qui est là actuellement, c’est 1.4MW, la demande de Faranah aujourd’hui, il faut au moins 5 MW. On avait entendu des rumeurs que les jeunes allaient se lever. Par la bravoure du Directeur, on s’est levé et nous sommes partis dans les radios locales, nous avons fait des sensibilisations. Ensuite, nous avons adressé les notes aux autorités pour dire que la puissance nous ne pouvons plus, ce problème de courant n’est pas dû à la distribution ni un défaut d’un matériel ni de réseau. C’est parceque la puissance demandée est supérieure à la puissance que nous offrons à la clientèle, sur ce, il faudrait qu’on nous aide à avoir une puissance additionnelle, c’est ce qui fut fait. On a mené des sensibilisations à ce que les jeunes ne se lèvent pas. Mais vous savez, actuellement en Guinée,  chacun essaye de tirer la corde de son côté. Sinon, nous sommes sur pied pour résoudre ce problème.
Je dirai au Pr Alpha Condé d’aider Faranah pour cette puissance additionnelle qui peut vraiment satisfaire. Puisque 1/3 franchement, c’est déplorable. Les clients sont là et ils paient la facture mais franchement, nous aussi on n’est confronté à des problèmes. Donc,  ce n’est pas de notre gré, on ne peut que tendre la main aux autorités pour qu’ils nous aident à avoir une puissance additionnelle. Je demande les clients d’attendre jusqu’à ce que nous ayons cette puissance additionnelle sous nos mains et que chacun mesure la teneur de certains propos surtout. Franchement, la production est insignifiante, le réseau n’a pas de problème, la clientèle n’a pas de problème, le seul problème, c’est cette puissance additionnelle »,
nous a t-il confié.

Ces jeunes manifestants comptent descendre encore dans la rue le lundi prochain s’ils n’arrivent pas à avoir gain de cause.

Nous y reviendrons !

Lanciné Keita, depuis Faranah

 

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