Manque de courant à Kankan : traque des leaders du mouvement, à la veille de leur marche

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Le mouvement citoyen pour l’électrification de la Haute Guinée, à l’issue d’une assemblée tenue dimanche, 30 août, a prévu une nouvelle manifestation ce mardi 1er septembre 2020. Comme d’habitude, sortir et protester contre l’éternel manque de courant et exiger la construction d’un barrage hydroélectrique dans la région. 

A la veille de cette manifestation, les responsables de ce mouvement seraient activement recherchés par les autorités afin de tuer dans l’œuf la manifestation. Joint au téléphone, le chargé de communication du mouvement Mamoudou Kaba explique : “Ils ont décidé que nous les leaders du mouvement soyions arrêtés dès aujourd’hui, parce qu’à l’instant où je vous parle, il y a des pickups qui sont en ville avec des personnes qui sont en civil, qui cherchent à mettre main sur nous, mais c’est quelque chose qui ne nous effraie pas. S’ils ne veulent pas que la situation prenne une autre couleur et qu’elle soit plus grave qu’ils ne le pensent, c’est de nous laisser faire notre manifestation parce que nous sommes dans la légitimité et dans la légalité. Si une personne est arrêtée parmi nous, ça va créer beaucoup plus de mouvement et prendre d’autres couleurs.”

Après plusieurs semaines sans manifestation, certains observateurs affirment que ce mouvement est affaibli et ne pourra plus drainer du monde dans la rue. Sur le sujet, Mamoudou Kaba clarifie : “le mouvement est encore beaucoup plus galvanisé, le mouvement a beaucoup plus de monde qu’au début, c’est un mouvement dont toutes les préfectures de la Haute Guinée ont adhéré ».

La majorité des manifestations du mouvement citoyen pour l’électrification de la Haute Guinée a été plus ou moins violente, celle de demain sera pacifique, dit le chargé de communication.

“C’est une marche pacifique que nous comptons faire, faire le tour de la ville et après rentrer chez nous.” a-t-il martelé.

A noter qu’au cours de leur dernière marche qui a d’ailleurs dégénéré en affrontement, une vingtaine de leur membres ont arrêtés et conduits au camp, puis déférés à la maison centrale de Kankan.

De Kankan, Ahmed Sékou Nabé pour Médiaguinée.org

 

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