Manque d’infrastructures à Gaoual : le maire attire l’attention sur le cas particulier du palais de justice

Print Friendly, PDF & Email

La justice de paix de la préfecture de Gaoual, dans la région de Boké, se trouve dans un état peu reluisant.  Le petit bâtiment dans lequel se tiennent les audiences n’est pas sécurisé, nous confie le maire de la commune urbaine de Gaoual.

« C’est une situation lamentable, ce n’est même pas le palais de justice, c’était ici la mairie, c’était mon bureau. Le palais de la justice était à quelques mètres d’ici, ça a été vandalisé depuis 2007. Ça n’a pas été réhabilité. Donc la justice, tantôt c’est par-ci, tantôt par-là. A un moment donné, ils étaient au niveau de la maison des jeunes, mais un cadre inapproprié. Lorsqu’on a transféré l’hôpital sur le nouveau site, le centre de santé a été envoyé au niveau de l’ancien site de l’hôpital préfectoral, donc le bâtiment qui abritait le centre de santé qui était d’ailleurs vétuste, le palais de justice était obligé de déménager là-bas. Malheureusement lorsqu’on a eu un financement pour la reconstruction du centre de santé, la justice était encore dans la rue, c’est moi qui ai accepté de céder mon bureau  pour le juge et ses adjoints pour venir dans cette salle-là, puisque il faut que la justice soit à côté des justiciables. Mais si la justice est dans la rue, c’est inconcevable », affirme Daouda Diallo.

Au-delà de cette situation, ce nouveau bâtiment du palais de la justice n’est pas en sécurité. Le vendredi 29 juillet dernier,  il a été l’objet de cambriolage, renchérit le maire.

« Il y a au moins trois jours (le vendredi 29 juillet ndlr),  des inconnus sont venus casser ici, pour entrer dans le bureau du juge, pour faire du vandalisme dedans. Aujourd’hui l’autorité  est en train de voir, comment délocaliser la justice trouver autre local, donner à la justice en attendant que le palais de la justice ne soit réhabilité. Parlant de la sécurité des lieux, normalement, en personne un juge de paix a besoin de sécurité. Quand quelqu’un peut prendre une décision impopulaire il faut que sa sécurité soit assurée.  Maintenant ils disent qu’ils n’ont que 4 gardes pénitentiaires. Donc il faut prendre ces gens-là de la prison pour venir les garder ici ?  Là, c’est l’autorité qui va voir dans quelle mesure on peut affecter des agents de sécurité sur  les lieux, pour la sécurité du juge et du bâtiment », estime Daouda Diallo.

Selon le maire, le palais de justice doit dans quelques jours quitter également l’ancien bâtiment de la mairie, pour un autre lieu.

« Ici, ils doivent quitter ici, on a trouvé un autre bâtiment, je crois au niveau des TP là-bas,  où ils doivent aller en attendant », conclut le maire de la commune urbaine de Gaoual.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

620 44 25 83

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.