Matam: « 2 ans avec zéro réalisation…le maire a un clan, le secrétaire général a un clan » (conseiller)

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Après deux années de gestion et pour “zéro (0) réalisation, la commune de Matam est aujourd’hui confrontée à un réel problème de transparence et de “clanisme” entre ses différents conseillers. En tout cas, c’est ce qu’a dénoncé ce vendredi 19 mars 2021, Youssouf Camara, conseiller communal et membre de la commission Économie et Finance au sein de ladite mairie.

« Au début, on s’est fixé des idées de réalisation des forages, dans les 24 quartiers de Matam, pour permettre à nos populations d’être soulagées sur cette question d’eau potable. Et aujourd’hui zéro forage réalisé. Nous avons projeté  la réalisation des centres de santé, des écoles qui sont dans un état de délabrement avancé et aussi de trouver des aires de jeux pour la jeunesse. Et aujourd’hui on est incapable de payer les travailleurs communaux. Le bilan est complément négatif, il y a une guerre d’intérêts en interne. Les gens ne veulent pas aller sur le terrain de la transparence. », a-t-il dénoncé dans l’émission ‘’Les Grandes Gueules” de la Radio Espace Fm.

« En une année, si les choses sont bien gérées, on peut au moins mobiliser les 10 milliards. Je vous donne un exemple, parce qu’on a le marché de Madina et la gare routière de Madina, la gare routière de Matam, les parkings le long de l’autoroute, les débarcadères. Et le marché de Bonfi qui est un contrat de concession avec M. Lamine Traoré, (Poubelles de Conakry). Tout le marché de Bonfi que vous voyez, de la route du Niger à l’Autoroute, ne payait à la commune que 1 million 800 mille comme frais de taxe et de redevance…Selon notre administrateur, si nous faisons une autogestion de ce marché, nous pouvons avoir 147 millions par mois. », a indiqué Youssouf Camara.

Ce responsable communal de poursuivre en ces termes : « Aujourd’hui, nous avons des travailleurs communaux qui ont fait 1 an sans salaire…Il y a un clan au sein de notre commune. Le maire a un clan. Le Secrétaire général a un clan. Les gens jouent de leur influence, pour venir poser des actes qui sont en  porte-à-faux avec les lois de notre pays. Moi, ce que j’exige en ma qualité de conseiller, c’est de convoquer ces responsables, qu’ils viennent s’expliquer, parce que la question de transparence sur les fonds des collectivités n’est pas un secret d’État. On exige la transparence parce qu’il est dit que nous devons travailler sur le principe de publicité de ce que nous faisons. Rien ne doit être caché. La loi nous permet de recevoir même les citoyens qui viennent poser des questions sur les conseillers et tout ce que nous faisons pour cette collectivité. Il faut que nous associions les citoyens à la décision que nous devons mener en termes de réalisation du PDL et du PAI….Depuis le début de mes dénonciations, je suis interdit du bureau de la commission. J’avais une clef, mais je n’y ‘ai plus accès. Tout cela c’est de l’acharnement. Ce n’est pas une question de personne mais de principe. On ne peut être complice de ces actes bancals et que demain je vienne pleurnicher devant les gens pour dire ce n’est pas moi, c’est l’autre. », a martelé Youssouf Camara qui, dans les jours à venir, compte saisir le ministère de tutelle pour  exiger la tenue des conseils et envoyer une équipe d’audit pour faire des évaluations. 

Mamadou Yaya Barry

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