Me Kpana Emmanuel sur le rapport de Washington : ‘’ça prouve que les ONG nationales disent la vérité’’

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Dans un rapport en date du 30 mars 2021, le département d’Etat américain a indiqué qu’en plus des conditions de détentions difficiles, le milieu carcéral guinéen est aussi confronté à un manque d’hygiène, et qu’il est frappé de plein fouet par la malnutrition, la maladie et un manque de soins médicaux pour les détenus. Une sortie saluée par la Ligue guinéenne des droits de l’homme. Pour la LIGUIDHO, ce rapport de Washington vient à point nommé. Ce, pour prouver ce qui a été toujours dénoncé par les ONG guinéennes de défense des droits de l’homme.                       

Dans ledit rapport justement, le département d’Etat américain dénonce les conditions de détention en Guinée sur trois points : d’abord les conditions physiques des détenus, l’administration pénitentiaire  ainsi que la surveillance indépendante des détenus par les ONG. « Sur le plan sanitaire, seulement deux des 31 centres de détention avaient un médecin et un personnel médical à temps plein », mentionne le rapport. Une vérité crue selon le président de la ligue guinéenne des droits de l’homme, Me Kpana Emmanuel Bamba.

« Nous faisons notre travail en rappelant à l’Etat ses obligations nationales et internationales contenues dans les conventions.  Notamment le respect des droits humains en milieu carcéral.  Et donc si la malnutrition,  la sous-alimentation, le manque d’eau potable et l’hygiène contribuent à entraîner des cas de morts et qu’un Etat, comme les États-Unis, dénonce,  je dis que ça ne vient qu’à point nommé pour dire encore une fois de plus ce que les ONG nationales disent ici est une réalité », a-t-il soutenu.

Pour donc améliorer le niveau de vie du milieu carcéral guinéen, le président de la LIGUIDHO préconise quelques pistes de solutions.

« Il faut favoriser les mesures alternatives à l’emprisonnement…Il y a l’amende aussi,  il y a des travaux d’intérêt général qu’on peut infliger à l’individu, au lieu de condamner.  Pour ceux-là qui sont en attente de jugement,  il ne faut pas favoriser la détention provisoire,  mais il faut favoriser la liberté en mettant l’individu sous contrôle judiciaire. Maintenant, à moyen terme, il faut favoriser la reconstruction des palais de justice et des lieux de détention », a proposé Me Kpana Emmanuel Bamba.

Yamoussa Camara                                                  

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