Me Pépé Lama sur la sortie du colonel Amara : « aujourd’hui, l’histoire nous donne raison »

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Il a été le premier en Guinée à avoir dénoncé  publiquement l’incohérence entre la constitution de 2020 votée et celle promulguée sous le régime Alpha Condé. C’est bien Me Pépé Antoine Lamah, jeune avocat au barreau. Et hier, l’histoire lui a donné raison à travers la sortie du ministre-secrétaire général à la présidence, Colonel Amara Camara qui a soutenu que l’une des raisons de la chute du régime Condé a pour origine la falsification de la constitution de 2020.

Interrogé ce mardi 02 novembre, par Mediaguinee, Me Pépé Antoine Lamah s’est réjoui de cette sortie du Colonel Amara Camara qui lui donne raison aujourd’hui. Avant d’inviter les nouvelles autorités à identifier et à déférer devant la justice les auteurs de la falsification de la constitution qui a permis au président Alpha Condé de briguer un 3è mandat. 

«  Aujourd’hui donc, l’histoire nous donne raison. Le ministre-secrétaire général à la présidence à travers sa sortie hier sur les ondes de la radio Espace Fm a estimé que cette falsification était la goutte d’eau qui a débordé le vase. C’est la preuve que le temps est le second nom de Dieu », a déclaré le jeune avocat.

 Et d’ajouter ceci : « ce faux constitutionnel a survécu à la chute du régime d’Alpha Condé le 05 septembre 2021. Dans ces conditions, peut-on dire à force de tuer le droit pour servir un homme et son système, nos sagesses de la défunte cour ont inconsciemment favorisé le coup d’Etat du 05 septembre 2021…Où sont passés ces mercenaires du droit, qui passaient tout le temps à faire l’argutie du massacre du droit. Dans tous les cas, notre défunte cour supposée gardienne de la constitution a failli à ses responsabilités pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel, le respect de l’Etat de droit et l’observation des principes essentiels de la démocratie. Face à ces désastres, il est temps pour eux de se confesser pendant qu’il est temps. » 

Plus loin, Me  Pépé Antoine Lamah a fait cette invite : « Je demande aux nouvelles autorités de sanctionner ce comportement. Le faux en écriture publique est une infraction à la loi pénale. En l’espèce, il est clair et évident que la confiance du peuple de Guinée a été altérée. Une altération qui est gravissime. », dira-t-il.

Pour lui, il est bien que les auteurs de cette falsification là soient identifiés et déférés devant la justice. 

Elisa Camara 

+224654957322

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