Salif Kébé : ‘’si les mineurs ont franchi le pas jusqu’à la machine, c’est par la complicité des partis politiques’’

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Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée mardi, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Me Salif Kébé a pointé du doigt la responsabilité des partis politiques dans l’enrôlement des mineurs. Indiquant ensuite que le logiciel géré par son institution écartera les mineurs inscrits sur le fichier électoral.

« Encore une fois, tout le travail d’enrôlement a été conduit par le CAERLE. Et s’il faut le rappeler, les CAERLE sont composées des partis politiques d’opposition, de la mouvance, de la société civile, de l’administration et d’un représentant de la CENI. Donc, vous comprendrez que tout le jeu se jouait là et à tout moment. Sur toute la longueur de la procédure qui nous a conduit à l’obtention de cette base de données, les partis politiques ont été partout. Ils ont eu à décider. J’aime souvent le dire entre collègues : si les mineurs ont pu franchir le pas jusqu’à la machine, c’est par la complicité des partis politiques parce qu’ils étaient là. Ce sont eux les composantes de la CAERLE. Donc, s’il y a des défaillances, la CENI ne peut être indexée comme la seule responsable. Mais, possiblement, ça va être une responsabilité collective. Mais, j’octroi au moins les 60 à 70% aux partis politiques parce que ce sont eux qui concourent, ce sont eux qui avaient intérêt à surveiller à ce que les mineurs ne s’enrôlent pas. Quant à nous CENI, nous poursuivons les ménages sur le fichier avec nos différents logiciels. Si les présumés mineurs ont pu s’insérer dans la base de données, moi je vous donne la certitude qu’ils seront tous retirés dedans. On les extirpera tous. Mais, à ce niveau, faudrait-il le préciser nos machines n’ont accepté aucune personne dont le papier administratif présenté était en deçà de 18 ans s’il y a eu mineur, sur la corpulence. Donc, les présumés cas de mineurs sont les conséquences d’une fraude sur l’identité, sur l’acquisition de documents administratifs qui ont servi à passer devant une machine mais aussi, par la complicité des membres des CAERLE. Les opérations que nous menons aujourd’hui à ce stade, nous veillons à la production des listes de toutes les personnes qui doivent être radiées dans le fichier électoral » a-t-il dit.

Les élections législatives, reportées deux fois, sont annoncées le 16 février prochain. L’opposition elle dit qu’elle n’ira pas à ce scrutin et promet de les empêcher.

Mohamed Cissé

 

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