Médias : la traque des fake news au cœur d’une formation des journalistes, à Conakry

Print Friendly, PDF & Email

Pour pallier au spiral de la désinformation et les fake-news dans l’univers médiatique guinéen, l’administration de la Maison de la Presse de Guinée (MDP) en partenariat avec le système des Nations Unies en Guinée a organisé ce jeudi ,11 février un atelier de formation avec le thème : « La recherche de Fake News. »

Le coup d’envoi de cette formation a été donné par le président du conseil d’administration de la Maison de la Presse, Amadaou Tham Camara qui avait à ses côtés le Directeur de la Maison de la Presse, Hassane Kaba et des responsables des différentes associations de presse.

Dans son allocution de circonstance, il (Amadou Tham Camara) a remercié le système des Nations unies pour son accompagnement avant d’indiquer que ladite formation s’inscrit dans le cadre d’un atelier pour les guinéens, financé par le système des Nations Unies. Plus loin, il fera savoir que d’autres séances de formation en faveur des journalistes sont programmées dans cet accompagnement du système des Nations unies.

« Au mois d’octobre, la maison de la presse a conclu un accord avec le système des nations -unies pour un appui par une série d’activités. Ces activités sont financées par le système des Nations-Unies à hauteur de 39 mille dollars US. Parmi ces séries d’activité, on a quatre programmes de formations dont le premier commence aujourd’hui. Ensuite, il y a une étude à réaliser par des experts choisis par la maison de la presse sur le thème la recherche des messages incitatifs à la violence et à la haine en période électorale. En plus de cela, nous avons comme activité, la rédaction d’un certain nombre de messages et articles, devant être publiés par des organes choisis par le système des nations- unies. Donc le thème de la formation d’aujourd’hui, c’est la recherche des Fake-News sur internet, à partir de la semaine prochaine, il y aura un deuxième thème sur la cybercriminalité, il sera validé par le système des Nations-Unies. Suivra une autre formation sur les dispositions pénales de la loi sur la liberté de la presse, en compagnie des magistrats et procureurs de Conakry”, dira-t-il entre autres.

  

Cette démarche permet aux journalistes des services publics et privés de pouvoir distinguer du vrai ou du faux en matière de la diffusion de l’information. Au cours de cette formation, les professionnels des médias en Guinée ont été outillés sur les mécanismes de détection des intox tout en développant l’esprit critique, perçu comme l’une des premières étapes de l’analyse d’un éventuel acte de désinformation, consistant à mettre en doute la fiabilité de l’information.

Dans sa présentation, le facilitateur de ladite formation, Alpha Diallo, data journaliste et blogueur a exposé de manière générale les dispositifs à mener pour traquer les fake-news.

« On a principalement évoqué les fake-news. Avec cet état de fait, nous avons essayé de voir d’autres dimensions pour l’identification de ces fake news. Après cela, nous avons soulevé la conduite à tenir pour diminuer son impact. Cela a été un élément essentiel pendant cette séance de formation », dit-il, avant d’ajouter que cela les a permis de survoler sur certains termes tels que ‘’ fake cheking’’ qu’est un outil efficace pour les journalistes pour lutter contre le phénomène de fake news.

« J’espère que les journalistes consisteront une force qui va permettre d’affaiblir systématiquement l’impact des Fake-news »,  a souhaité le conférencier.

Par leur influence, les réseaux sociaux ont largement contribué ces derniers temps à la vulgarisation des fausses informations à travers des algorithmes efficaces qui leurs permettent de partager aussi rapide et qu’instantanée des rumeurs ou les fausses informations. Pour les traquer, certains médias utilisent régulièrement les ‘’fake-cheking’’ qui consiste de déceler le vrai ou le faux.

De son côté, Lison Guignard, officière des droits de l’homme et représente du système des Nations unies à ladite formation, elle a expliqué le bien fondé de cet atelier en ces termes :

« Cette formation portait comment atténuer les effets des fakes news de façon large et comment démontrer lors de cette crise sanitaire mondiale (Covid-19), des pistes de réflexion, de faciliter le travail des journalistes dans le fake cheking, surveiller les faits avec notamment, des différentes plateformes qui sont mises en place au niveau des sites web, afin que les journalistes puissent se dévouer dans leurs missions les plus nobles. A la fois veiller sur les infos qu’ils donnent et qui sont axées sur la véracité et aussi veiller à la cohésion sociale en Guinée. »

A cette occasion, le formateur a exhorté les hommes de médias guinéens à la responsabilité sociale, aussi de veiller scrupuleusement au respect des lois qui régissent le fonctionnement de ce métier. Cela se traduit ainsi à un meilleur traitement de l’information, plus juste et mieux équilibrée.

Amara Touré

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.