Mémo controversé au chef de l’Etat : la coordination du Konia exige le départ du gouverneur…

Print Friendly, PDF & Email

C’est un mémo qui est au centre des tous les débats à cause de son caractère haineux tendant à compromettre la paix et la quiétude dans la région forestière, au sud du pays. Son contenu a provoqué une avalanche de critiques des activistes de la paix, des partis politiques et également du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). Tous ont condamné la démarche.

Réunis ce matin, dans le quartier Tilepoulou, commune urbaine, la coordination du Konia à N’zérékoré, principale agglomération au sud de la Guinée, a clamé son innocence sur ce mémo adressé au chef via par le gouverneur de région.

C’est le vice-président du bureau de la jeunesse Konia et porte-parole des jeunes Abdoulaye Djomandé qui a ouvert le bal en ces termes : ‘’le mémo qui a été fait par quelques groupes de jeunes remis au gouverneur dans l’intention d’envoyer au président, aucun responsable de Konia ici n’est informé ni impliqué de près et de loin.

La première autorité de la coordination dans la région, des jeunes et femmes n’est au courant.

Ils ont fait le document et remettre au gouverneur, et lui aussi à son tour n’a pas consulté le Konia. En tant qu’officier de police, il devrait consulter le Konia.

Le mémo qui est parti est très grave. C’est pour nous diviser avec nos parents kpélé. Et pourtant nous sommes plus que liés avec les kpélé ici dans la région.

Pour preuve, quand une des deux communautés se tue accidentellement, c’est la somme symbolique de 500fg et une cola blanche qui finissent le problème.

S’ils veulent mettre le feu qu’ils enlèvent le nom de la communauté dedans. Et nous voulons rassurer nos parents kpélé que nous sommes sur la même lancée et nous serons toujours ensemble. Et les noms des jeunes qu’ils ont écrits ont tous été convoqués et tous ont dit qu’ils ne savaient rien de ce document.

Les noms des personnes qui sont dedans engagent les signataires.

Les deux personnes qui ont signé le mémo et surtout Ousmane Doukouré qui a rédigé le mémo, ce sont eux qui ont écrit les noms des gens sans leur demander. Le Konia ne se comporte jamais de cette manière ».

Poursuivant, il a demandé, au nom de toute la coordination Konia le départ immédiat du gouverneur de la région et refuse désormais toute collaboration avec le Konia.

“Toutes les commissions que le président va dire au gouverneur de nous transmettre on ne prendra pas en compte. Le gouverneur nous a insultés et on ne veut plus de lui parce que il a insulté notre sage. Mais comme le gouverneur lui-même est venu insulter le Konia en disant que le Konia, ce sont les groupuscules qui entourent la première autorité de Konia.

Qu’il peut nous entretenir avec ces groupuscules de personnes et qu’il n’a rien à nous dire lorsqu’il nous a convoqués. Depuis que nous sommes là, on a jamais dit qu’on ne veut pas d’une autorité. Mais nous voulons que le président nous enlève le gouverneur ici.

On ne veut plus de lui parce qu’il ne peut pas nous unir ici. C’est quelqu’un qui met le feu ».

Par ailleurs, la coordination de Konia a promis de prendre des dispositions contre ceux qui ont rédigé ce mémo dans les heures qui suivent.

Pour rappel, le 27 juin dernier, un mémo a été déposé au gouvernorat de N’zérékoré par des jeunes de Konia qui ont dénoncé les démarches de certains émissaires du président dont Sékou Souapé qui courtiserait certains détenus pour cause de violences électorales à adhérer le RPG.

Selon eux, la libération de ces derniers qui sont les coupables, menace la paix. D’où la mise en garde du président de la république. 

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’zérékoré

 

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.