Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie : ‘’l’arrivée de Souapiti en 2020 augmentera la puissance installée de la 3è République à près de 1000 MW’’

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Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla entouré par certains de ses collègues du gouvernement dont entre autres Amara Somparé de l’Information et de la Communication, Tibou Kamara de l’Industrie et des PME et de Moustapha Naité des Travaux publics était face à la presse nationale et internationale pour parler d’une part des acquis déjà obtenus dans son secteur et d’annoncer les perspectives, d’autre part.

Ce, conformément aux récentes instructions du Président de la République, Pr Alpha Condé pour permettre populations de comprendre avec exactitude, les nombreux acquis posés par ses gouvernements successifs  dans divers domaines, depuis son élection à la magistrature suprême du pays.

A l’entame de son intervention, il a fait un bref rappel historique de la situation électrique guinéenne. Selon lui, malgré la volonté des autorités de la première République tout en créant le Ministère de l’Energie et du Konkouré pour construire Souapiti, les efforts sont restés vains.

« Toutefois, quelques ouvrage ont été construits notamment l’extension de la centrale des grandes chutes, la construction des centrales hydrauliques de donkéa, de tinkisso, de kinkon, de la lofa et de samankoun, pour une puissance totale installée de 31, 25 MW et 34 MW en énergie thermique soit au total 65, 25 MW. La deuxième République a installé en puissance énergétique 169,9 MW : 87 MW en hydroélectricité dont Garafiri 75 MW qui a été réalisé en grande parti par la contribution en numéraire du peuple e Guinée et 82,9 MW en thermique. Soit un total général réalisé au cours des 50 premières années d’indépendance de 235,15 MW », dira-t-il, avant d’affirmer « qu’à l’avènement du président Alpha Condé à la magistrature suprême de notre pays en 2010, sur l’ensemble des capacités installées (235,15 MW), seuls 118 MW étaient disponibles sur une demande d’environ 300 MW sur le réseau interconnecté de Conakry. A cette époque, 60% de la population de Conakry manquaient d’électricité… »

Poursuivant, il dira que plusieurs infrastructures ont été réalisées dans le secteur pour selon lui, une puissance hydroélectricité de 240 MW (Kaléta) et une puissance thermique de 231 MW, soit un total de puissance installée de 471 MW.

« La centrale de 50 MW de Té Power dont les travaux de réalisation à la Tannérie avancent très rapidement, ce qui portera à 521 MW la puissance installée. Comparativement aux régimes précédents, la 3ème République a installé sept fois de puissance que la 1ère République et deux fois plus de puissance que la 2ème République et tout cela dans trois fois moins de temps. L’arrivée de Souapiti avec ses 450 MW augmentera la puissance installée de la 3ème République à près de 1 000 MW en moins de 10 ans. Ce qui signifierait que le président Alpha Condé aura installé en moyenne 100 MW par an », a-t-il fait savoir, avant de citer quelques réalisations de la 3ème République dont entre autres  : la réhabilitation et mise à niveau de l’ensemble des moyens de production existants du secteur ; L’adjonction et mise en service de la centrale thermique de Kaloum 1 (ASP) 24 MW ; Adjonction et mise en service de la centrale thermique de Kaloum 2 de 26 MW ; Installation dans 309 communes rurales et 33 préfectures par des lampes solaires ; Réhabilitation des centrales hydroélectriques de Garafiri et Samou ; Réhabilitation et extension des réseaux de 26 localités à l’intérieur du pays ; Réhabilitation et l’extension du réseau électrique de Dixinn parmi tant d’autres.

Parlant des difficultés, il a tenu à préciser que le secteur dans son évolution a rencontré des difficultés qui sont entre autres : L’insuffisance de ressources financières pour l’investissement dans les infrastructures de production, de transport et de distribution ; L’insuffisance d’infrastructures de distribution dans les villes de l’intérieur ; Manque de réseau de transport pour véhiculer l’énergie électrique dans certaines zones de consommation ; Les changements climatiques qui affectent la régularité des cours d’eau limitant ainsi la production d’énergie électrique pendant l’étiage…

Quant aux perspectives, il dira qu’elles sont immenses et prometteuses. « La plus proche est la mise en eau du barrage de Souapiti prévue en 2019. Ce qui permettra le fonctionnement à plein régime de Kaléta pendant toute l’année pour compter de l’année 2020. La plus attendue sera le lancement de la centrale de Souapiti en 2020 avec une puissance de 450 MW. Ce qui renforcera la qualité et la sureté d’alimentation en énergie électrique de la Guinée et des pays voisins. A cela s’ajoutent plusieurs centrales hydroélectriques dont l’aménagement hydro-électrique d’Amaria (300 MW) ; La construction du barrage à buts multiples de Fomi (112 MW) ; La construction du barrage de Koukoutamba (294 MW) ; La construction du barrage de Balassa (55 MW) ; La construction du barrage de Bouréya (161 MW », dira entre autres le ministre Cheick Taliby Sylla.

Youssouf Keita

+224 666 48 71 30

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