Mise à la retraite des fonctionnaires : la lecture de Elise Koïvogui…

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Mme HABA Elise KOIVOGUI est spécialiste en gestion des ressources humaines et en communication. Elle réagit au départ de la première vague de fonctionnaires Guinéens qui feront valoir leur droit à la retraite à partir de 31 Décembre 2021.👇👇
« C’est un grand pas en avant, qu’on vient de franchir avec le démarrage effectif du toilettage du fichier de la fonction publique par le faire valoir des droits de retraites. Cependant, cette cure devrait se poursuivre pour qu’il y ait une amélioration optimale de la gestion des ressources humaines au sein de l’administration publique. Parce qu’au-delà, des fonctionnaires sédentaires, des fonctionnaires fictifs, des fonctionnaires doublons, il y a un autre facteur qui pèse très lourd sur la charge de l’état. C’est le fait que les fonctionnaires guinéens ont systématiquement droit à une pension retraite sans y contribuer. Contrairement aux travailleurs du privé chez qui ont on prélève systématiquement les charges liées au salaire : 5% à la CNSS (soit 2.5% maladie et 2.5%) en fonction du planché (qui représente le SMIG Guinéen 440.000) et le plafond (2.500.000).
Et à date, le fonctionnaire guinéen ne paie pas sa part de cotisation sociale. Celle-ci est prise en charge par l’état. L’excuse des petits salaires appliqués à la fonction publique n’excuse pas la grosse perte que cela engendre dans le budget de l’état. Au regard des recettes du pays, l’état doit faire l’économie de cet effort comme prévu par nos textes de lois et comme ça se fait partout dans le monde.
Je comprends bien que l’urgence du moment est de travailler à ce qu’il n’y ait pas de rupture de service avec ces départs à la retraite, mais je pense que les spécialistes de la fonction publique devraient se pencher sur cette question et préparer une communication adaptée afin de réussir à faire comprendre cette nécessité.
La masse salariale de la fonction publique est une charge trop importante pour qu’elle soit entièrement prise en charge à vie par l’Etat ».

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