Mois de l’enfant : 19 mineurs dont deux filles, l’une d’elle, nourrice, détenus à la maison centrale de Labé

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Comme chaque année, le mois de juin est un mois dédié aux enfants à travers le monde. Malheureusement cette année, cette période intervient dans un contexte de crise sanitaire marquée par le Covid-19.

Dans la préfecture de Labé, à l’instar de Conakry, selon Kadiatou Baïlo Soumano, chargée des questions de l’enfance à la direction préfectorale de l’action sociale de la promotion féminine et de l’enfance de Labé, cette fois-ci le mois de juin sera mis à profit pour sensibiliser les enfants sur les dangers et les méthodes de prévention du covid-19.

« Vous savez nous avons l’habitude de célébrer le mois de l’enfant à Labé, mais malheureusement cette fois-ci, il y’a le Coronavirus. Donc cette année nos activités seront essentiellement concentrées sur la sensibilisation des enfants par rapport à cette pandémie, les informés sur les gestes barrières de sécurité. Donc vu que le Président a interdit les rassemblements de plus de 30 personnes on ne peut pas mobiliser les enfants pour célébrer le mois de l’enfant » a expliqué dame Kadiatou Baïlo Soumano.

Selon notre interlocutrice, à défaut de célébrer le mois de l’enfant en grande pompe, sa direction va mener des actions pour que les 19 mineurs détenus à la maison centrale de Labé, soit présentés rapidement à un juge pour être situés sur leur sort.

« Il y a au total 19 mineurs détenus à la maison centrale dont deux filles, parmi elles, il y a une nourrice originaire de Sanoun qui n’a pas 18 ans, dont le bébé n’a pas aussi deux mois, emprisonnée il y’a plus de 6 mois qui a d’ailleurs donnée naissance à ce bébé en prison. Elle est poursuivie pour meurtre par méditation au préjudice de sa belle-mère qu’elle avait accusée de sorcellerie. J’ai eu langue avec le juge chargé du dossier et responsable du tribunal des enfants de Labé, j’ai également parlé avec le procureur près le tribunal de première instance de Labé pour vous dire qu’on est en train de mener des démarches pour que les enfants soient jugés rapidement histoire d’être situés sur leur sort. Et si éventuellement ces enfants peuvent être condamnés avec sursis nous allons voir toutes ces possibilités », conclut la responsable du service chargé des questions de l’enfance de Labé.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

620 44 25 83

 

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