Musique : Sékouba Kandia Kouyaté annonce la sortie de son double album ‘’mémoire pour le futur et kouma’’

L’artiste guinéen, Sékouba Kandia Kouyaté en compagnie de son épouse, Sona Tata Condé a, au cours d’une conférence de presse animée ce vendredi 30 mars 2018, annoncé la sortie de son double album intitulé  »mémoire pour le futur et Kouma ». Une sortie prévue pour le 14 avril prochain au palais du peuple.

Ce double album cuisiné entre  Conakry, Bamako, Paris et les Etats-Unis est composé de 19 titres dont le premier ‘’mémoire  pour le futur’’ qui est  un album traditionnel comporte 10  titres et le second ‘’Kouma’’ qui est moderne comporte à son tour 9 titres. Avec des titres phares, comme continent d’avenir, Djélya, Famaké, Goro, Takana Wondé et Kouma, les mélomanes de l’artistes seront sans nulle doute heureux.

Selon, l’artiste (Sékouba Kandia Kouyaté), ‘’pour la conception de ce double  album, il fallait non seulement 2 genres de musiques différentes. Vous savez de nos jours, nous sommes les cobayes de la nouvelle génération de la musique guinéenne. Nous, nous sommes entre les deux générations, la génération de mon feu père et la nouvelle génération. La génération de nos ainés ou de mon papa ont connu un moment disons très stable comme musique, puis à l’époque de 58 jusqu’à 84 la musique guinéenne était au top ».

Actuellement, a dit le PDG de SKK production, ‘’c’est l’innovation de la technologie avec la nouvelle génération. Donc cette nouvelle génération a ses droits aussi de se mouvoir comme nos ainés l’ont fait. Les époques ne sont pas les mêmes, on ne peut pas se débarrasser de l’autre époque aussi qui ont envie ou qui se mire de moi quelque part. Donc j’étais obligé de faire deux albums et la maturité m’obligeait de le faire aussi parce que la musique guinéenne est mosaïque, nous avons des couleurs très mosaïques et il fallait les utiliser.’’

A en croire l’époux de Sona Tata Condé, ‘’mon inquiétude, c’est de défendre cette culture guinéenne. On a des instruments qui ont commencé à disparaitre telque les giclons par exemple, qui ont des sons vraiment très rares dans la musique. Et la Guinée a une particularité aussi, avec ces instruments qui existent dans les pays comme le Mali et même au Fouta . Mais celle de la Guinée est très variante, c’est différent, il fallait mettre ces instruments en valeur(…) ».

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

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