Namaramagni, chef des donzos en Haute Guinée : « il est déplorable que le sang continue de se verser à N’zérékoré entre les communautés »

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Le président des Donzos en Haute Guinée, Famoudou Traoré, communément appelé “Namaramagni Djanfatignê”, transfuge du RPG, était en séjour dans la capitale de la région forestière ce week-end.

Connu pour son franc-parler dans les médias, l’opposant à un troisième mandat d’Alpha Condé, a eu plusieurs rencontres le samedi. Il s’est rendu chez le patriarche avant d’accorder un point de presse aux médias de la place.

Famoudou Traoré a d’abord déploré les violences meurtrières  répétitives dans la région forestière.

« Il est déplorable que le sang continue de se verser à N’zérékoré entre les communautés de la place. Alors acceptons-nous dans nos divergences. À N’zérékoré, nous devrons accepter la paix et éviter les affrontements inter- ethniques. Ce sont les Kpélès qui ont accueilli les autres, alors nous devrons les respecter en tant que fondateurs de la ville. C’est comme çà la paix se cultive. Nous sommes écœurés lorsque nous entendons à chaque fois que ça ne va pas ici. A cause des politiciens, évitons de se diviser à cause d’eux et partons de l’avant », dira le Donzo.

Abordant l’actualité sociopolitique du pays,  le président des Donzos a appelé le chef de l’État à la libération des prisonniers, car selon lui, tout serait parti de la volonté du président de briguer un troisième mandat.

« Tout ce problème a commencé à cause de la volonté du président Alpha Condé de faire un troisième mandat. Sinon je pense qu’on ne serait pas arrivé à ce niveau. Ce sont les prisonniers politiques parce que c’est à cause de la politique qu’ils ont été arrêtés. Le président doit les libérer sans condition pour la paix dans le pays. Si vous avez suivi l’actualité du pays un moment donné, plus de 44 personnes ont été arrêtées à N’zérékoré et emprisonnées à Kankan. Mais on ne peut pas me dire que c’est une seule communauté qui est responsable et pourtant c’était une violence qui avait opposé les communautés. C’est pourquoi je n’ai jamais cessé de dénoncer cette façon de faire. Il faut les libérer et tourner la page. Et c’est au président de faire ce geste pour la paix » souhaite Namaramagni.

Sur les raisons de sa démission du RPG, il a fait part de sa déception par rapport à la  collaboration du président Alpha Condé avec les dignitaires du régime Conté.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’zérékoré

621-94-17-77

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