Niger : plus de 250 migrants guinéens en difficulté sollicitent l’aide pour revenir au pays

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Ils sont au total plus 265 migrants guinéens, qui voulaient regagner l’Europe en passant par la méditerranée. Hélas, le périple s’est arrêté en Algérie et ils ont été rapatriés jusqu’au Niger où ils restent bloqués depuis plus de 3 mois.

Selon Daouda Diakité, l’un des migrants qui est entré en contact avec Mediaguinée, malgré l’apport de l’OIM, ces ressortissants guinéens tirent présentement le diable par la queue.

A en croire ce jeune originaire de Boké, ils gagnent difficilement à manger, et les dortoirs qui leurs sont affectés laissent à désir. Pire, toutes les démarches qu’ils ont menées auprès de l’ambassade de la Guinée à Niamey sont restées vaines.

« Nous sommes dans l’un des camps de l’OIM. Dans ce camp, si c’est les migrants nigériens ils ne font que 24 heures ont les ramène chez eux. Nous, nous sommes là ça fait au moins 3 mois, nous sommes plus de 267 Guinéens. On rencontre d’énormes difficultés, on souffre énormément. Moi personnellement j’ai été refoulé par l’Algérie, mais d’autres ont été refoulés par le Maroc. On veut rentrer au pays, c’est tout ce que nous voulons, que le gouvernement guinéen nous aide à rentrer au pays. Ici on ne mange pas bien, nous dormons mal, les dortoirs laissent à désirer. On ne nous sert que du riz mélangé avec du spaghetti, du riz mélangé avec du haricot et du café.  A chaque fois qu’on dit aux responsables de l’OIM que nous voulons rentrer, ils disent ils ne peuvent pas nous ramener sans l’autorisation de notre ambassade, et ce dernier ne dit rien par rapport à notre rapatriement », explique Daouda Diakité.

Poursuivant, ce jeune de la vingtaine d’années, lance un appel au gouvernement afin qu’il leur vienne en aide, histoire de regagner le bercail.

« On demande au gouvernement de nous venir au secours, puisque nous souffrons énormément. On peut continuer à souffrir dans notre pays, mais dans un autre pays c’est impossible pour nous, nous risquons de mourir de faim si ça continue comme ça. Nous sommes 265 personnes, toutes les ethnies de la Guinée réunies. Il n’y a pas de femme ni de mineur parmi nous. On veut réellement rentrer au pays », implore Daouda Diakité.

Dans la foulée, notre interlocuteur n’a pas manqué de dissuader les jeunes qui voudraient emprunter ce même chemin, de rester travailler chez eux.

« Cette situation m’a personnellement ouvert les yeux. Je voulais rester un peu en Algérie, trouver un départ avant d’aller en Europe, pour revenir faire mon businesse dans le pays. Mais mon désir de réussir m’a coûté de la quinine. Si je rentre sain et sauf au pays, sauf si j’ai un visa pour aller en Europe, je ne vais plus partir clandestinement » conclut ce jeune de la ville de Boké.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

620 44 25 83

 

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