No comment/ Ousmane Gaoual: ‘’la condamnation de Thiâ’nguel est une parodie judiciaire qui expose notre pays à des railleries humiliantes’’

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Sur sa page facebook, le conseiller politique de Cellou Dalein Diallo s’est proprement occupé du juge [Mangadouba Sow] qui n’a condamné que Souleymane Thiâ’nguel Bah à la réclusion criminelle à perpétuité dans le procès de l’assassinat du journaliste de Guinee7 Elhadj Mohamed Koula, tué le 5 février au siège de l’UFDG. Pour Ousmane Gaoual Diallo, “la condamnation de Thiâ’nguel est une parodie judiciaire qui expose notre pays à des railleries humiliantes”

Cette justice me surprendra toujours 
Comment la justice peut-elle condamner une personne poursuivie au pénal pour le seul fait qu’elle n’est pas présente à son procès ? 
Que fait notre justice de l’existence des faits délictueux à son encontre ? Autrement dit que fait-elle des preuves de la culpabilité de l’accusé ? 
Il me semble important de ne pas oublier que dans ce cas d’espèce la preuve de la culpabilité incombe au ministère public qui justement avait requis l’acquittement de Thiânguel. Mais alors sur quoi est fondée la conviction du juge lorsque le demandeur en l’absence de toute preuve demande l’acquittement de l’accusé ? 
Jusqu’à hier je croyais impossibles de revivre dans notre pays cette forme de justice qui a conduit à la mort certaine de nombreux concitoyens en condamnant un innocent pour le seul motif qu’il est absent du procès.
Il est urgent que la juridiction supérieure se saisisse de cette affaire pour laver l’affront que constitue cette décision. 
La condamnation de Thiâ’nguel est une parodie judiciaire qui expose notre pays à des railleries humiliantes. Car il n’est un secret pour personne qu’en matière pénale ou civil, la charge de la preuve, incombe au demandeur. Autrement dit, la décision doit être rendue sur la base des seuls éléments fournis par le demandeur à condition que ces éléments soient fondés. 
Il n’est donc pas possible en droit que le juge condamne par défaut sur la base de la seule assignation dont il est saisi. L’obligation de prouver la culpabilité du prévenu ne doit pas être occultée au seul motif qu’il n’est pas présent au procès et qu’il ne s’est donc pas défendu.
La justice guinéenne a besoin d’une prise de conscience forte pour rassurer le peuple et à encrer notre pays dans le concert des nations démocratiques.

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