Nominations : l’ex-LCC fait le deuil de la confiance perdue avec le RPG Arc-en-ciel (Cellule com)

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Après une fusion avec le RPG à l’époque pour des raisons électoralistes, les membres du parti La Cause Commune (LCC), finissent par déchanter et perdre tout espoir, en dépit du succès électoral de son union sacrée qui a permis au candidat Alpha Condé de déposer ses valises au Palais Sèkhoutouréya en 2010. 

L’idéal politique qui voudrait que les parties prenantes à la conquête du pouvoir se partagent le fruit de la victoire semble, en ce qui concerne l’expérience de la fusion qui a accouché du RPG Arc-en-ciel, en toute évidence, une duperie pure et simple, pour ne pas dire une immoralité́ politique de la plus basse des manières.

Et pour cause, La Cause Commune, elle, qui n’a pas hésité́ à un moment de parfaite incertitude de la scène politique caractérisée par le faible score du candidat du Rassemblement du peuple de Guinée au premier tour de la présidentielle de 2010, à se fondre dans la famille RPG Arc-en-ciel, se retrouve malheureusement à l’écart de la gestion des affaires, au profit de piques assiettes, des alliés de circonstance et des opportunistes de tout acabit.

Nonobstant cette ignominie politique, La Cause Commune (LCC) s’est battue bec et ongle pour permettre au candidat du RPG Arc-en-ciel de rempiler pour un second mandat en 2015. Sous les éclairs, la foudre et les grondements de tonnerre, la LCC était présente partout dans la Guinée profonde pour porter haut le flambeau du candidat du RPG Arc-en-ciel, conformément au pacte de 2010. Un autre pari réussi puisque le candidat Alpha Condé sera réélu. Les Guinéens sont témoins de la puissance de frappe portée par la LCC à travers Malick Sankhon qui, du reste, n’est pas seule force du parti, bien au contraire.

Aujourd’hui, les anciens membres de la LCC sont appelés à plus de sacrifices pour un autre rendez-vous électoral : la présidentielle de tous les enjeux qui devrait se tenir le 18 octobre prochain, selon la proposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Mépris ou indifférence, la fusion avec le RPG n’a pas fait que des heureux, et c’est évidemment le cas de la LCC. Car pour les membres de la formation politique, l’image de l’équilibre et la cohésion affichée par les ténors du pouvoir apparaît aujourd’hui comme une injure suprême. En dehors de Malick Sankhon qui a bénéficié d’un décret négocié au forceps, tous les autres membres de la LCC sont considérés comme des pestiférés quant aux avantages à accorder aux alliés. Des troubadours d’un soir, des inconstants politiques sans aucune base font et défont le Gouvernement, placent même leurs maitresses à des sommets incroyables de l’Etat. Et comme des âmes en peine, de pauvres hères en perdition, les membres de la LCC ont suivi, regardé, encaissé, et se sont finalement dit : Trop, c’est trop ! De la vérité́ du Juste ou du Christ qui voulait que l’on tende la joue gauche quand l’on vous gifle par la joue droite, ils ont refusé́ cette doctrine : il n’y aura plus de gifles.

Cellule de communication de la LCC

 

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