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Societé

Non-décollage du tourisme en Guinée : depuis 1992, les taxes parafiscales de l’ONT en souffrance

48 Heures de concertation pour harmoniser l’Avant-Projet de Loi relatif à la modification du Fonds de Promotion et de Développement du Tourisme.  Un projet examiné par les Conseillers, les Directeurs Nationaux et Généraux du Ministère, qui boostera les taxes parafiscales de l’Office national du tourisme (ONT) afin d’atteindre les objectifs fixés par SEM le Président de la République et par son Gouvernement.

À noter que le FPDT a été créé en 1992 et n’a connu aucune modification. L’ONT, par ma voix [Laye Junior Condé], a proposé l’instauration de taxes innovantes telles que la billetterie.

Proposition acceptée par tous les autres collègues. Vivement la fin de l’immobilisme dans le secteur …

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  1. CONDÉ ABOU

    12 avril 2019 at 16 h 34 min

    Attention, je ne suis pas du tout sûr que ce soit la bonne direction en ce qui concerne la meilleure stratégie économique pour soutenir le Fonds de Promotion et de Développement du Tourisme en Guinée, si cela devra se faire à travers la hausse des impôts et taxes. Ce serait la plus mauvaise décision que vous puissiez prendre en ce moment.

    Le levier de la fiscalité ou de la parafiscalité pour développer ce Fonds, risque de vous conduire à l’effet contraire, complètement désastreux.

    Un seul exemple. Rappelez-vous des mesures prises par le Sénégal en ce qui concerne simplement les nouveaux frais d’entrée sur le territoire et de visas qui ont été finalement abandonnés parce qu’ayant produit tout l’effet contraire au niveau de la venue des touristes.

    Juste pour vous donner une idée de ce que la parafiscalité pourrait jouer de façon négative, en rendant les coûts structurels déjà élevés du tourisme en Afrique, rien qu’au niveau des coûts de l’électricité, du transport, de l’eau, du téléphone et de la connexion internet et qui se trouvent parmi les préoccupations premières des touristes.

    Quel est le problème central du Fonds de Développement du Tourisme en Guinée ?

    D’abord qu’avons-nous comme chiffres exacts en termes d’offres touristiques et de pays de provenance des touristes sur le territoire Guinéen ?

    Pour les offres touristiques de la Guinée, et le financement du budget du tourisme, il est essentiel de savoir :

    (1)Les projections financières du Plan National Touristique durant au moins les 5 prochaines années et le mode de financement du budget national du développement touristique, exactement comme l’ont fait la Côte D’Ivoire, le Maroc et l’Ile Maurice.

    En Côte D’Ivoire, la projection porte sur celle du Plan Sublime Côte D’Ivoire de 3000 milliards de Francs CFA (environ 5,17 milliards de Dollars US) pour les 5 prochaines années. Quel est celui de la Guinée, et quel est le budget prévisionnel sur lequel travaille l’Office National du Tourisme ?

    (2)Quels sont les marchés touristiques que la Guinée devra consolider, conquérir, soutenir ou activer sur la base de la rentrée effective des touristes en Guinée au cours des 3 dernières années ?

    Dans un pays comme le Sénégal, par ordre d’importance de la récente arrivée des touristes, il y a : la France (environ 47% en 2017), l’Italie, l’Espagne, la Belgique, l’Allemagne, l’Angleterre, les Pays Bas, les USA, la Russie, la Chine, la sous-région et puis l’Afrique.

    C’est sur ce marché que les Sénégalais ont bâti leur plan stratégique au cours des prochaines années, tout en tenant compte de la percée du tourisme dans certains pays comme le Cap Vert, la Mauritanie, la Gambie et la Côte D’Ivoire.

    (3)Si vous ne déterminez pas de façon exacte les projections financières de l’Office National du Tourisme au cours des 5 prochaines années, vous ne pourrez pas du tout construire un budget fiable et qui vous permette de déterminer la part des différents contributeurs aux ressources. C’est quasiment impossible et surtout d’envisager que l’Etat ou la parafiscalité puissent faire l’essentiel du budget.

    (4)La Guinée doit chercher les Fonds d’Investissement privés internationaux pour financer au moins 40% du budget du tourisme, puis le reste avec les Banques implantées en Guinée ou avec leurs maisons mères ainsi que l’Etat lui-même.

    La part de l’Etat ne doit pas être négligeable étant entendu que les infrastructures routières ou la construction des sites touristiques et autres campements touristiques, la sécurité des touristes et autres voyageurs sont du ressort de l’Etat.

    Comment la Côte D’Ivoire va-t-elle financer son Plan touristique ‘’Sublime Côte D’Ivoire’’ ?

    Séduite par la stratégie pragmatique et ambitieuse du Gouvernement Ivoirien portée par le Ministre du Tourisme et des Loisirs, S.E. Mr. Siandou Fofana, la Société Sud-Africaine, Investment Fund Africa (IFA), un influent fonds d’investissement dont le siège est au Cap vient d’accepter d’accompagner le Plan stratégique national de développement du Tourisme en Côte d’Ivoire sur la période 2018-2025, baptisé « Sublime Côte d’Ivoire ».

    Selon les sources officielles, c’est pourquoi, conduite par son Président Directeur Général, Neil de Beer, une forte délégation Sud-Africaine, vient de séjourner à Abidjan. Et ce séjour a abouti, le Mardi 19 Février 2019, à la signature d’un mémorandum d’entente, en anglais Memorandum of Understanding (MoU) portant sur la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre de la stratégie de développement touristique susmentionnée.

    Selon Siandou Fofana, Ministre du Tourisme et des Loisirs, la mobilisation des ressources de l’ordre 3000 milliards de FCFA (environ 5,17 milliards de Dollars US) se fera avec le concours technique, pour la partie Ivoirienne, de la Banque Attijariwafa (SIB).

    Il appartiendra au fonds Sud-Africain, dans le cadre de ce MoU, outre l’initiative de divers contrats, le recours à des fonds additionnels et autres mobilisations ainsi que la mise à disposition de son réseau pour mettre en lumière et déployer tout le potentiel touristique ivoirien, en vue de la réalisation de « Sublime Côte d’Ivoire ».

    CONCLUSION :

    L’Office National du Tourisme en Guinée, ne devrait pas du tout toucher à la parafiscalité pour financer son Fonds National de Développement Touristique, au risque de produire exactement l’effet contraire chez les touristes potentiels et les investisseurs nationaux et internationaux.

    La solution se trouve au niveau de la qualité du plan stratégique et du mode de financement du budget du tourisme en Guinée, à l’image de ce que font nos voisins du Mali, du Sénégal et de la Côte D’Ivoire, pour ne pas parler du Maroc et de l’Ile Maurice.

    Bonne journée de Vendredi chez vous et merci pour la courtoisie de Médiaguinée.

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