Connect with us

Politique

Nondi Kountigui met en garde le FNDC contre la manip’ des politiques : ‘’ils n’ont qu’à aller dans leurs QG’’

Le débat autour de la nouvelle constitution continue de susciter des débats. Tous les jours, des mouvements naissent, des gens protestent ou soutiennent. Pour ou contre, tout le monde veut donner son avis.

Mohamed Aliou Touré alias Nondi Kountigui, leader du mouvement Nondi et chargé à l’installation et à la validation des bureaux des Brassards Rouges digère mal le fait que les politiques se confondent à la société civile. Pour lui, la lutte contre la nouvelle Constitution et contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé n’est pas un combat politique, mais plutôt un combat citoyen.

« Par rapport à cette consultation, je me dis quelque part que les politiciens c’est vrai que nous sommes en train de mener le même combat, c’est-à-dire contre le troisième mandat d’Alpha Condé et contre un éventuel changement de la Constitution, mais à un moment donné il faudrait qu’on fasse la part des choses. C’est la jeunesse qui s’est engagée, pour la jeunesse ce n’est pas un combat politique. Si les politiques se joignent à nous, il ne faudrait pas qu’ils nous absorbent. Il y a de ces décisions, il y a de ces déclarations c’est normal qu’ils le fassent dans les QG ou à leurs assemblées générales puisque c’est là-bas ils doivent le faire, mais partout où la jeunesse se regroupent, parce que là maintenant on est nombreux à défendre la Constitution et à se battre pour qu’il n’y ait pas un troisième mandat dans ce pays », a-t-il estimé.

Dans son adresse au peuple de Guinée, le président Alpha Condé a demandé au Premier Ministre Ibrahima Kassory Fofana d’ouvrir une consultation autour de la nouvelle Constitution. Chose que les politiques et certaines organisations de la société civile rejettent en bloc. Pour Nondi Kountigui, la jeunesse ne devrait pas se laisser embourber par ces politiques.

« Quand ils (les politiques ndlr) viennent, ils prennent le devant étant donné qu’ils sont politiques. Et si c’est Kassory qui doit gérer les consultations, ils peuvent s’opposer mais pas en étant avec nous puisque nous on n’est pas manipulés, ce sont eux les leaders politiques qui sont manipulés, puisque ce sont eux qui travaillent avec Alpha Condé, avec le gouvernement en place et après quand on les débarque ils viennent encore de l’autre côté. Quand ils sont là-bas ils sont en train de gagner des millions, des milliards et nous sommes là la jeunesse en train de galérer, on les regarde, on parle, ils n’écoutent pas, c’est quand on les débarque, ils reviennent vers nous, ils se mettent encore devant nous pour mener le combat. C’est comme si la jeunesse ne comprend pas, on est embourbés. Et on doit essayer de comprendre, on doit essayer de faire la part des choses. Il ne faudrait pas qu’ils viennent dire ça devant nous c’est ça, c’est ça. Non, non, non, ce sont eux qui sont manipulés. Alors là je trouve anormal qu’une grande partie de la jeunesse soit embourbée avec ceux-ci et ils se mettent devant. Quand ils vont, on les critique, quand ils reviennent on les applaudit. Alors je trouve ça anormal. S’ils doivent le dire, ils n’ont qu’à le dire. Nous avons les mêmes droits et les mêmes devoirs dans ce pays-là, ils doivent le dire, mais pas avec nous. Je pense que, c’est un avis personnel, que nous n’évoluons pas sur la même longueur d’onde. Aujourd’hui ils sont là, demain ils sont de l’autre côté. Après demain ils sont là, le surlendemain ils sont de l’autre côté, alors ce sont eux qui sont instables. Les politiques peuvent mener leurs combats, la société civile aussi mène son combat puisque la société civile est en quelque sorte un arbitre, la société civile est au juste milieu. Quand ça ne va pas, là on le dit. Mais quand quelqu’un est corrompu déjà, ce n’est pas bon de collaborer avec lui et quand on collabore avec lui il faudrait qu’on soit vigilant, il ne faudrait pas que la personne-là prenne le devant, il ne faudrait pas que la personne-là nous absorbe, et c’est ce qui a tendance à être fait et ce n’est pas normal, ce n’est pas un combat politique. Si c’est politique ils n’ont qu’à transporter, mais c’est un combat citoyen, c’est un combat de la jeunesse guinéenne puisque c’est la jeunesse guinéenne qui est derrière, c’est la jeunesse guinéenne qui est manipulée », a-t-il laissé entendre.

Maciré Camara

+224 628 112 098

 

Print Friendly, PDF & Email
Publicités
Continuer la lecture
Advertisement
Cliquer ici pour Commenter

Laisser un commentaire

Publicités

Suivez-moi sur Facebook