N’zérékoré : l’appel au boycott des cours par des enseignants du privé pas suivi (constat)

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L’appel au boycott lancé par des enseignants de certains établissements privés n’a pas été suivi ce lundi, 29 juin dans la ville de N’Zérékoré, principale ville au sud de la Guinée.

Dans la plupart des écoles privées visitées ce matin, les cours se déroulaient normalement comme si de rien n’était. Du groupe scolaire Ramatoulaye Kéita en passant par Saint Jean et l’école primaire privé Tipoty la joie relative à la présence massive des enseignants en situation de classe étaient perceptibles

Augustin Loua enseignant dans les écoles Saint Jean et Tipoty estime que les trois mois d’arriérés doivent être payés.

« Je suis venu prendre le contact avec nos responsables pour le paiement des trois mois passés. Je suis convaincu que les parents d’élèves vont payer ces mois et il est évitent à leur tour de nous payer. C’est ce qui est anormal », a fait savoir cet enseignant.

Du côté du groupe Scolaire Ramatoulaye, les enseignant sont venus en grand nombre et les cours se sont tenu normalement.

Pour cet enseignant du nom de Youssouf Kéita, cette grève lancée à Conakry ne les intéresse pas. « Ici, cet appel à bouder les cours ne nous concerne pas. C’est vrai que nous sommes dans la même situation, mais ici nous, nos fondateurs sont venus à l’aide pendant ces mois de galère. Alors on ne peut pas réagir comme ceux de Conakry qui n’ont pas bénéficié de l’appui de leurs fondateurs. C’est pourquoi nous, on ne pouvait pas observer cet appel », a-t-il précisé.

Cependant d’autres enseignants ont déploré le comportement inhumain de quelques fondateurs d’écoles privées. Mais par faute de moyens, ils sont obligés de venir à l’école enseigner.

« C’est de la démagogie, dire que nous avions été soutenus. Ils n’ont rien fait pendant ces trois mois. Mais entre nous, on n’est pas unis. Et C’est pourquoi ils vont nous maltraiter encore. Si tu ne viens pas quelqu’un viendra prendre ta place. Il n’y a pas de travail en ville. C’est pour toutes ces raisons que nous sommes manipulés. Sinon la décision de nos amis de Conakry est très logique », a dit Michel Loua.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’Zérékoré

 

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