N’Zérékoré : le prix du carburant à 9.000 francs guinéens mal accueilli par la population

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Pourtant très attendue pourtant, la réduction du prix du litre à la pompe a été un rêve brisé chez des citoyens de la ville de N’Zérékoré notamment les syndicats des conducteurs d’automobiles.

Rencontrés à la gare routière ONAH, nombreux sont ces chauffeurs qui se disent déçus de cette décision du gouvernement guinéen qui, selon eux, n’a pas tenu compte du prix du baril sur le marché mondial, mais aussi de l’état d’urgence sanitaire qui exige la réduction des passagers dans les véhicules de transports. 

Pour Aly Diabaté l’État devrait revoir ce prix plus à la baisse.

« Aujourd’hui c’est difficile pour nous les transporteurs. On nous a demandé de réduire le nombre de passagers que nous avions respecté. Mais on espérait que le prix allait diminuer considérablement, ce qui n’a pas été le cas. 1000 francs c’est très peu. Ce que je peux dire au Président c’est penser à nous aussi pour réduire ce prix » a plaidé ce chef de ligne.

Même réaction chez les chauffeurs que nous avons rencontrés à la gare.

« Le prix n’est pas raisonnable. Le gouvernement doit revoir sa copie, parce que maintenant quand on dit aux passagers le prix du transport, ils crient tous que c’est élevé. Mais nous aussi ce n’est pas notre faute, on est obligé de répartir le transport de 3 passagers sur les 6 conformément aux exigences du gouvernement. Mais ils doivent penser au bas peuple » a lancé Mohamed Kéita.

Pour renchérir, cet autre chauffeur fustige la décision du gouvernement et pense qu’il n’est pas à l’écoute de son peuple.

« Ils ne font rien pour nous ce gouvernement. Je ne m’attendais pas à ça. C’est une déception vraiment. Regardez comment le prix a baissé dans le monde. Je pense qu’ils ne pensent pas à notre souffrance. Avec l’état d’urgence sanitaire au moins ils devraient revoir ce prix à 6000 francs guinéens. Mais ce n’est pas ce qui les intéresse, ils ne pensent qu’à eux-mêmes. »

Il faut noter que le prix du baril se vend de nos jours à environ 20 dollars. Depuis 2002, c’est la première fois que le carburant connaît une telle baisse sur le marché mondial.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’Zérékoré

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