N’Zérékoré : les conducteurs de taxi-moto de nouveau en colère

Les conducteurs de taxi-moto de N’Zérékoré étaient de nouveau dans les rue ce lundi pour manifester leur mécontentement face l’insécurité dont ils se disent souvent victimes. Tôt le matin, des centaines de jeunes manifestants se sont regroupés à scierie, au quartier Mohomou, non loin de la police routière,  a constaté sur place Médiaguinée.

En effet, des cas d’assassinat surtout sur des conducteurs de taxi-moto sont très souvent signalés à N’Zérékoré ces derniers temps. Dimanche 24 avril 2016, le corps d’un jeune d’une trentaine d’années a été découvert en haute banlieue de la ville au quartier Boma. Ce qui a suscité la colère de ses collègues taximètres qui ont exprimé leur mécontentement face à cette situation. Ils ont pris d’assaut le bureau du syndicat des taxi-motos sans causer de dégât majeur. Ils ont aussi barricadé quelques artères de la ville. Il a failli avoir des heurts entre manifestant et force de l’ordre.

«Si tu vois qu’on observe la grève ce matin, les conducteurs de taxi-moto sont tués en désordre dans les nuits », a confié un manifestant. A un autre de renchérir : « on tue les taximens partout. En plein jour, on prend un taximan on le tue comme un mouton » a-t-il ajouté avec colère.

Ces propriétaires de taxi dénoncent l’indifférence des syndicalistes face à leur calvaire.   De leur côté, les responsables du syndicat de taxi-moto font part de leur compassion aux conducteurs de taxi-moto. Mais ils fustigent la façon de faire des ces jeunes.

« Nous, nous sommes plus fâchés que les conducteurs. Puisse qu’ils savent qu’ils sont dirigés par un groupe syndicaliste, s’ils trouvent un corps abandonné tué par quelqu’un ils doivent venir vers nous. C’est à nous de régler. Mais s’ils se regroupent, ils sont incontrôlés, nous on n’appelle pas cela révolte » a dénoncé Bangaly Bayo, un des responsables du syndicat de Taxi-moto.

Pour le préfet, la lutte contre l’insécurité doit être une lutte participative. Aboubacar M’Bopp Camara,  insiste sur la collaboration de la population. « Il faut que la population elle-même nous aide à sécuriser par des informations. Mais sans ça, la sécurité va être vraiment difficile » a exhorté le préfet avant de conseiller au jeunes d’avoir confiance aux autorités. « La rue ne règle rien » dira t-il.

Il faut rappeler que c’est la deuxième fois en l’espace de trois mois que les conducteurs de taxis-moto  de N’Zérékoré descendent dans la rue pour manifester contre l’insécurité. La dernière en date remonte au mois de février ou la grogne des taximens avait fait un mort et un blessé.

Mamady 2 Camara, correspondant à N’Zérékoré.

+224 628 64 84 23

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