N’zérékoré : trois présumés criminels arrêtés pour avoir vendu des produits pharmaceutiques périmés 

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C’était hier lundi 26 février que deux des trois personnes suspectées ont été arrêtées. Mais bien avant, un premier avait été interpellé le 23 février dernier par la police régionale dans la commune urbaine de N’zérékoré, chef-lieu de la Guinée forestière.

L’information a été donnée par le directeur régional de la police, Moussa Condé.

“C’est avec notre informateur que quelqu’un nous a parlé des étiquettes d’expiration des produits pharmaceutiques par des personnes qui falsifient elles-mêmes contrairement à celles faites par l’usine de fabrication”, a-t-il expliqué.

Parlant des circonstances de leur arrestation, il raconte :

“depuis le début de ce mois de février, nous avions cherché à les canaliser. Mais, Il était parti au Libéria.

C’est ainsi que le 23 février dernier on a interpellé un certain Aliou Barry à la gare routière de N’zérékoré,” déclare Moussa Condé.

S’agissant des produits saisis, le commandant de la police précise.

“Nous avions trois cartons de nystatine  par voie vaginale, du ciprofloxacine 500 mg, d’aspirine, et moringa ,” a-t-il cité.

Pour l’instant, ces trois personnes arrêtées ont toutes clamé leur innocence dans cette affaire.

Barry Aliou, un des présumés auteurs de ces crimes a fait savoir qu’il ne savait pas que si les étiquettes de son produit moringa qu’il vendait étaient expirées.

“Il y’a un commandant du nom de Keita qui est venu me demander que si j’ai moringa. Je lui ai dit oui mais que je n’en n’ai pas beaucoup.

Il a payé 5 sachets. Et pas plus longtemps il est revenu me demander que si ça reste encore. Je lui ai dit oui. C’est quand je lui ai donné qu’il m’a tendu la convocation,” a-t-il fait savoir.

Le deuxième suspect dans la même affaire a, pour son part reconnu avoir changé les étiquettes des boîtes d’aspirine.

“Il y a de ces plaquettes qui n’ont pas d’étiquettes. Ceux qui sont dans les cartons non utilisés, nous les collons sur ces produits afin de les vendre,” nous a-t-il confié.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’Zérékoré

 

 

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