Occupation anarchique du port sec de Kagbélen : ‘’tout sera reversé dans le portefeuille de l’Etat’’ (ministre de la Ville)

Print Friendly, PDF & Email

Situé à Kagbélen dans la préfecture de Dubréka, le site longtemps attribué au Port Autonome de Conakry pour faire un port sec est aujourd’hui occupé à moitié par des constructions anarchiques. Dans le cadre de la délimitation dudit site, le ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, Dr Ibrahima Kourouma en compagnie de ses cadres techniques et des responsables du Port était sur le site ce mercredi, 18 juin 2020 pour constater de visu ce qui a été fait par les techniciens déployés.

Pour le conseiller technique du Port Autonome de Conakry, Morlaye Camara, ce domaine illégalement occupé par des particuliers est de 105 hectares.

« Depuis fort longtemps, nous avons fait déjà des topos ici. La dernière fois avec le ministre de l’Habitat et c’était dans le domaine de la récupération du port sec de Kagbélen. Sur les 105 hectares qui sont de ce côté, les gens, malgré les conseils qu’on leur a donné, ont continué à faire des constructions anarchiques sur le domaine. Même si on vient leur dire d’arrêter le travail et que c’est un domaine de l’Etat, ils refusent. Parce qu’ils sont sûrs de ceux qui leur ont donné le domaine et qui leur ont fait croire que la limite du port sec est loin de ce côté. La dernière fois, quand nous étions là avec le ministre, les travailleurs que nous avions commis pour faire la ceinture, certains occupants illégaux sont venus pour faire tomber les murs. Nous sommes contents à plus d’un titre que le ministre Kourouma soit là aujourd’hui pour que ce qui s’est passé ces deux derniers jours continuent et que l’épisode -à finisse. Ce terrain a été affecté au Port Autonome de Conakry par un décret du défunt chef de l’Etat, Général Lansana Conté et nous avons eu un titre foncier là-dessus depuis 2007. Donc on a procédé à beaucoup de travaux ici, mais les parties qu’on n’a pas encore ceinturées, les gens ont considéré là-bas comme ce n’est pas dans notre domaine. C’est pourquoi ils sont venus faire ce qu’ils veulent », dit-il.

S’exprimant sur la question, le ministre a tenu à préciser : « D’abord, je voudrais dire que le port sec est une réserve foncière de l’Etat qui sort du décret 211 qui fait en sorte que cette superficie que nous avons soit une superficie réservée au compte de l’Etat. Malheureusement, nous avons comme vous le constatez, une occupation anarchique du site. L’objectif du Président de la République, c’est de faire en sorte que tout ce qui est du domaine de l’Etat soit récupéré, immatriculé et reversé dans le portefeuille de l’Etat. Nous sommes à cette étape aujourd’hui. Nous sommes venus dans un premier temps pour faire une reconnaissance du site avec les responsables du Port. Malheureusement, ce jour-là, on n’a pas pu voir clairement la situation. Et il avait été demandé à ce que le Port vient clairement nous délimiter la superficie afin que nous puissions faire des prélevés et immatriculé pour le mettre dans le portefeuille de l’Etat. C’est ce qui fut fait et maintenant le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire par le biais de ses services a travaillé pour faire ces levées topographiques et nous allons faire maintenant l’immatriculation pour que le titre foncier soit très clair. »

Poursuivant, il a mentionné : « C’est une instruction du Président de la République parce qu’il estime que ce qui appartient à l’Etat doit revenir à l’Etat. On ne peut pas être dans une situation où certaines personnes s’accaparent du bien de l’Etat (…) Je pense que tout ceux qui, aujourd’hui estiment qu’ils sont sur le domaine de l’Etat en tout cas au niveau du port sec de Kagbélen pensant que ça les revient se trompent. Nous allons travailler pour que tout ce qui est là soit déversé dans le portefeuille de l’Etat… »

Keita Youssouf, de retour de Kagbélen

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.