Ousmane Gaoual : ‘’pourquoi les agents chargés de protéger le chef de file ont abandonné le cortège ? ‘’

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En direct dans l’émission à grande écoute les “Grandes Gueules” de la radio Espace ce matin de lundi 12 octobre 2020, le Directeur de la cellule de communication de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a déploré l’acte de Tokounou à Kankan. Pointant du doigt la responsabilité des ministres de la Défense et de la Sécurité pour n’avoir pas assuré leur mission de sécurisation du chef de file de l’opposition, Ousmane Gaoual Diallo pense que cette action de Tokounou ne pourrait être une réponse des violences subies par le cortège du Premier ministre à Labé et Dalaba, en Moyenne Guinée.

« Il y a un ministre en charge de la sécurité qui a normalement commis un véhicule de la police pour sécuriser le président de l’UFDG. Il y a un ministre en charge de la Défense qui a commis un véhicule de la gendarmerie pour protéger le chef de file. Comment se fait-il que quand il y a embuscade les gens-là ne sont pas là ils ont déjà disparu depuis Kissidougou? Ils ont abandonné le cortège, c’est-à-dire qu’ils ont déserté la mission et c’est aux ministres de nous expliquer. C’est aux ministres de nous expliquer pourquoi les gens qu’ils ont commis à la sécurité du chef de file ont abandonné le cortège pour prendre une autre direction ? (…) . Ça ne peut pas être une réponse parce que quel que soit l’auteur de ce qui est arrivé à Labé et Dalaba c’est à l’État de réagir. Il ne faut pas rentrer dans ce genre de réaction, lorsqu’il y a la délinquance dans une nation, c’est à l’État, à la justice et à la police de réagir, c’est pas à des individus. Il faut arrêter de faire ce type d’amalgame, quelle que soit la victime. Si demain vous vous dites quelque chose qui ne me plaît pas et si je devais me venger de vous, c’est à l’État de réagir », a-t-il martelé. Tout en invitant les militants à garder leur sérénité, Ousmane Gaoual Diallo, affirme que les auteurs de ces problèmes étaient connus.

« Les militants de l’UFDG n’ont qu’à garder la sérénité envers leurs prochains. Il y a des difficultés, les auteurs de ces problèmes nous les connaissons, ils disent suffisamment de choses publiquement qui sont gardées, archivées, démontrées dans les instances compétentes et nécessaires. Que personne ne vienne dire je vais venger Cellou Dalein. Nous appelons les militants à poursuivre tranquillement la campagne dans un esprit républicain. Notre slogan c’est d’unir les Guinéens pas les diviser », dit-il. 

Maciré Camara 

 

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