Ouverture des classes à Kankan : les parents d’élèves s’activent pour avoir les fournitures scolaires de leurs enfants

Print Friendly, PDF & Email

Dans un communiqué rendu public à la télévision nationale dans la soirée de ce jeudi 7 octobre 2021, les autorités en charge de l’enseignement pré-universitaire ont mis fin à une longue période d’attente des élèves, en annonçant le 21 de ce mois comme la date de l’ouverture des classes.

Dans la commune urbaine de Kankan après cette annonce, ce sont les fournitures scolaires qui font l’objet de convoitise dans les différents marchés de la ville. Ce, malgré la conjoncture économique difficile dont se lamentent des parents d’élèves.

Salématou Thiam est une mère de famille, nous l’avons croisé au marché Dibida de Kankan à la recherche des fournitures scolaires pour ses enfants. Elle se plaint de la galère :

« Quand j’ai appris la nouvelle de l’ouverture des classes, je suis venue aussitôt au marché pour acheter peu à peu les fournitures de mes enfants parce qu’ils sont nombreux. Ils ne peuvent pas rester à la maison à cause du manque de fourniture. Nous prions Dieu que le jour de l’ouverture trouve qu’on a acheté les fournitures de nos enfants, sinon la vie est très dure actuellement » a-t-elle dit.

Toutefois, Laye Madou Sidibé commerçant au grand marché Lofèba, rassure que les prix des fournitures n’ont pas changé comparativement à l’année dernière :

« Les prix de l’année dernière et ceux de cette année sont les mêmes, c’est à Conakry qu’on prend nos marchandises, eux ils n’ont pas augmenté donc nous aussi on n’a pas augmenté, c’est seulement sur les tenues déjà cousues qu’on a fait une légère augmentation parce que les tailleurs disent que les prix de leurs matériels ont augmenté. Les tissus carrelés vont de 10 à 20 milles et le kaki de 15 à 20 milles le mètre », explique-t-il.

Salif Diop alias Malien vendeur de fournitures scolaires lance une invite aux parents d’élèves :  « nous demandons aux parents d’élèves de ne pas s’inquiéter et de venir acheter les fournitures de leurs enfants parce que c’est le même prix que l’année dernière. »

Tirant le diable par la queue pour satisfaire ses enfants pendant cette rentrée qui s’annonce, Salématou Thiam lance un appel pressant aux autorités : « Si les autorités pouvaient rendre la conjoncture économique un peu facile ça nous fera plaisir, sinon on a trop de difficultés. »

En dépit de la légère baisse du prix du carburant il y a quelques jours, les prix n’ont jusqu’à date pas connu de réajustement sur le marché.

Ahmed Sékou Nabé, correspondant à Kankan

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.