Passage du ministre Wright à Guéckédou: des tombes retrouvées derrière la cour de la  prison cvile

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À l’image de plusieurs prisons civiles ou maisons d’arrêts à travers la Guinée, à Gueckédou à la maison carcérale les droits des detenus sont bafoués par le gardien chef, les chefs de poste et les gardes pénitentiaires.

Hier samedi 21 janvier, lors du passage du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme dans cette maison carcérale, les détenus ont porté à la connaissance du ministre qu’ils sont détenus dans les cales 24h/24h et quand leurs parents viennent leur rendre visite ils payent 5000 francs guinéens par visite, chose reconnue par le Gardien Chef devant le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme.

Après un échange franc et direct et un travail méticuleux dans cette prison,  le médecin-légiste, chef de division santé alimentation et cadre de vie à la direction de l’administration pénitentiaire a expliqué les conséquences auxquelles  les détenus sont exposés, vu leurs conditions de détention.  » Au niveau de la détention, il faut noter que que c’est une prison qui a la chance d’avoir une cour avec un mur très haut. Mais les cales sont fermées 24h/24, pourtant il y a de l’espace. L’intérêt du bain de soleil c’est la vitamine D qu’on capte qu’à travers les rayons solaires. En l’absence de ça, ils vont avoir ce qu’on appelle la déminéralisation osseuse, les os vont être fragiles, cest pourquoi vous avez beaucoup de gens qui sont paralysés. C’est un intérêt sanitaire », explique Thierno Sadou Diallo. 

Après l’exposition de toutes ces conditions infligées à la cinquantaine de prisonniers, Alphonse Charles Wright a exigé immédiatement de les faire sortir  dans la cour et a rappelé ceci: « Rien n’est exclu que chacun de nous se retrouve en prison, ce sont les enfants des autres qui sont là, ils ont des parents…Pire dans cette prison civile…Il y a certaines prisonniers qui ne peuvent plus marcher à cause des conditions carcérales imposées. Les détenus qui meurent dans les cellules sont enfouis dans une fosse creusée par les détenus juste derrière la cour de la prison. Le dernier décès remonte il y a à peine deux mois ».

Mamadou Yaya Barry, depuis Gueckédou 

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