Passation des marchés à Dabiss (Boké) : les entrepreneurs locaux et le maire à couteaux tirés

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Jeudi 2 avril 2020, c’est la date indiquée par le Maire de la sous-préfecture de Dabiss, en l’occurrence Goudoussi Manè pour l’ouverture des plis, après semble-t-il, s’être accaparé des cahiers de charge qu’il aurait vendus en cachette à des entreprises fantômes. Ce, en privant les entreprises locales affiliées à l’Union Locale des Entrepreneurs de Boké (ULEB en abrégé) de participer à la construction des infrastructures de base (routes, écoles, ateliers de couture, forages, maisons des jeunes) entre autres. Mais à 24 heures du dépouillement desquels plis à Dabiss, les responsables de l’Union locale des entrepreneurs de Boké tentent de multiplier les rencontres avec l’autorité préfectorale pour disent-ils, ‘’attirer son attention et solliciter son arbitrage par rapport à ce qui se passe à Dabiss relativement à l’attribution et la vente officieuse des cahiers de charge par affinité, dans le clanisme et l’opacité totale’’.  

Selon nos sources, le Maire de Dabiss a lancé les Demandes d’Appels d’Offres (DAO) et écarté les 21 conseillers communaux pour que lui seul, puisse vendre des cahiers de charge mal conçus sans aucune consultation. Il aurait fait la même chose avec les fonds de l’ANAFIC (Agence nationale de Financement des Collectivités). Alors qu’il y aurait des fils de Dabiss qui ont des entreprises bien équipées pour faire le travail sur place. Or, il est dit que trois (03) ingénieurs peuvent soumissionner pour un seul cahier de charge, c’est au dépouillement ou à l’ouverture des plis qu’on puisse les séparer selon leurs compétences.

Interrogé sur la situation, le Maire incriminé s’est défendu : « Ils (les conseillers communaux) n’ont rien à avoir dans l’affaire des marchés. Si moi seul j’ai vendu plus de 30 cahiers mais c’est fini. Ils ne peuvent pas me combattre. On n’est pas en campagne, nous sommes dans le développement. D’ailleurs, Dabiss est en retard par rapport aux PAI (Plan annuel d’investissement) et PDL (plan local de développement) »

Pour Goudoussi Manè, « Ceux qui s’agitent, ce sont des frustrés qui ont pris l’argent avec des entreprises flottantes. Et le Chef de l’Etat est pressé qu’on lance ce programme à Dabiss où je ne suis pas caché étant un élu. »

Pendant ce temps, les responsables et membres de l’ULEB parlent d’exclusion, d’affinité et de vente illégale des cahiers de charge par le maire Goudoussi, allergique à tout dialogue.

Aux dernières nouvelles, le préfet a demandé de surseoir au dépouillement des plis dans cette collectivité conflictuelle. Affaire à suivre…

Mamadouba Camara  

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