Les petites confidences de Aboubacar Soumah : ‘’Tibou a dit que nous avons la légitimité. Mais, depuis, il n’a pas rappelé’’

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Le ministre d’Etat conseiller spécial du président de la République Tibou Kamara, le nouveau ‘’Rex Tillerson’’ d’Alpha Condé pourra-t-il faire changer d’avis la branche dissidente du SLECG qui maintient son mot d’ordre de grève ? Selon le chef de file des grévistes Aboubacar Soumah, ni les chefs religieux qui n’ont été pas écoutés par l’Etat ni Tibou ne peuvent arrêter leur marche vers le bien-être.

« Tibou Kamara ne s’est pas impliqué dans les négociations. Il a dit qu’il devrait nous voir pour qu’on lui explique le problème, parce qu’au moment de la grève (la première, ndlr), il n’était pas là. Donc, pour s’impliquer, il faut qu’il connaisse d’abord comment les choses se sont passées. Donc je lui ai donné les explications. Et, il a été très objectif, il a dit que nous avons la légitimité et cela a été prouvé par le fait que les enseignants à l’unanimité ont suivi le mot d’ordre de grève. Donc, mieux vaut affaire à quelqu’un qui est légitime, n’est-ce pas à un général qui a des troupes, qu’à un général qui n’en a pas, c’est ce que Tibou a dit. Lui (Tibou), c’est ça son analyse objective. Il avait dit que lui il allait en tout cas faire comprendre au président de la République sa position très clairement par rapport à la légitimité. Donc, il dit attendre l’arrivée du président de la République (qui était en Ethiopie au 30è sommet de l’UA, ndlr). Depuis lors, il n’a pas rappelé”, a dit à Mediaguinee Aboubacar Soumah à la veille de la deuxième grève des enseignants enclenchée depuis le 12 février dernier.

Parlant des chefs religieux que sont l’imam de la grande mosquée Fayçal Elhadj Mamadou Saliou Camara et l’archevêque de Conakry Mgr Vincent Coulibaly qui ont assuré la médiation lors de la grève précédente, M. Soumah d’affirmer : “les religieux avaient dit de respecter notre moratoire jusqu’au 31 janvier (2018, ndlr). Si jusqu’à cette date, l’Etat ne fait rien, que nous sommes libres de relancer la grève, c’était leur position. Donc, c’est pour cela, ils ne nous ont pas appelés. Et, ils ne peuvent rien maintenant nous dire, ils ne peuvent pas non plus s’engager. Et, ils ne s’engageront plus parce que l’Etat les a fait honnir”.

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

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