Pétrole : le prix du baril américain tombe sous les zéro dollar, du jamais vu

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Les réserves approchent de la saturation, alors que la demande a été anéantie par la pandémie de coronavirus. Le baril valait 60 dollars en début d’année.

Sous les zéro dollar, pour la première fois de son histoire. Poursuivant sa descente aux enfers, le baril américain de pétrole WTI pour livraison en mai est tombé lundi à un niveau jamais vu, les réserves approchant la saturation face à une demande anéantie par la pandémie de coronavirus.

Ce contrat expirant mardi à la clôture, ceux qui en détiennent doivent trouver des acheteurs physiques au plus vite. Mais comme les stocks ont déjà énormément gonflé aux États-Unis ces dernières semaines, ils sont contraints de brader leurs prix pour trouver preneurs, faisant chuter la valeur du baril de 97%. À titre de comparaison, il valait environ 114 dollars en 2011.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin était beaucoup moins affecté, ne cédant que 11% à 22 dollars environ, tout comme le baril de Brent pour livraison en juin, coté à Londres, qui lâchait 6%, à 26 dollars environ.

Effondrement de la demande

Les marchés du pétrole n’en finissent pas de plonger depuis des semaines alors que les restrictions de déplacements dans de nombreux pays et la paralysie de nombreuses économies à cause de la crise du coronavirus ont fait fondre la demande, d’autant qu’une profonde récession s’annonce dans le monde.

Côté offre, le marché a été inondé de pétrole à bas coût après que l’Arabie Saoudite, membre éminent de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a lancé une guerre des prix avec la Russie pour obtenir un maximum de parts de marché.

Les deux pays ont mis un terme à leur différend au début du mois en acceptant, avec d’autres pays, de réduire leur production de près de 10 millions de barils par jour pour stimuler les marchés touchés par le virus.

Mais les prix ont continué à dégringoler quand il est devenu clair que les réductions promises ne suffiraient pas à compenser la chute massive de la demande.

Le Figaro

 

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