Pivi clame sa bravoure : « c’est moi encore qui ai sauvé le général Conté au camp Alpha Yaya… »

Hier lundi 28 novembre, à la barre du tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’Appel de Conakry, le colonel Claude Pivi alias Coplan, ex-ministre de Sécurité présidentielle du régime de Dadis et aussi ancien homme fort au temps du feu général Lansana Conté a essayé de se défendre en répondant aux questions des avocats. 

Dans ses explications, il (Pivi) est revenu sur le courage et la détermination qu’il a eu à faire pour sauver Conté des mains des hommes armés qui, selon lui, voulaient finir avec lui Et selon lui, cela est arrivé autant de fois.

« D’abord, j’ai bien dit que tout le monde sait en ville ici que j’avais toujours le respect du président en tant que père. Sinon, il y a un temps qui est arrivé. J’ai commencé d’abord lorsque le palais des Nations [actuel Palais Moammed V] a été attaqué, je crois que c’est les 2 et 3 février [1996]. Quand il y a au niveau du palais. La dernière fois, il y a un doyen qui a parlé de Wanwaran [l’officier qui a tiré l’obus du char sur le palais], quand ça s’est passé comme ça ils ont pris le président Lansana Conté pour l’envoyer au camp Alpha Yaya. C’est moi encore qui ai sauvé le général Conté là-bas au niveau du camp Alpha Yaya. Lorsqu’il a été arrêté, il était au camp Alpha Yaya (…) Il s’agissait  d’aller le terminer à l’usine militaire.  Donc le matin, tous les officiers supérieurs ont fait le rassemblement devant le drapeau du camp Alpha Yaya où il y avait les Gbagbo Zoumanigui, les N’Famara Oularé ainsi de suite. Moi en ce temps-là, en tant que caporal-chef, je suis allé au Bata [Bataillon autonome des troupes aéroportées], j’ai organisé au moins 5 de nos hommes je leur ai dit on ne peut pas rester ici ils vont faire du mal à notre président. Parce que c’est en son temps que nous on a été recruté dans l’armée. Allons, on va essayer de crier fort jusqu’au niveau du bataillon et va essayer de dégager. C’est comme ça, on est allé crier au niveau du bataillon . Et on a dégagé tous ceux qui avaient préparé quelque chose contre le général Conté. On lui a dit de venir au niveau du drapeau, de s’adresser à nous les militaires.  Et on est prêt à le défendre. Et on l’a défendu. Et je l’ai pris, je l’ai confié dans un Land Cruiser de l’hôpital.  J’ai dit : « accompagnez le président au BQG ». Je n’étais qu’un caporal-chef.  Ça c’était mon premier devoir loyal. Je dis bien les 2 ou 3 février, c’était mon premier acte. 2ème acte, c’est lorsque j’ai été désigné en 2006 ou 2007. Quand j’ai été désigné comme porte-parole. Ce jour-là, j’étais avec l’armée mais j’étais avec l’armée mais j’étais à la tête du mouvement.  On est venu, on a fait plus de 8 semaines pour pouvoir franchir le pont du 8 novembre.  C’est quand j’ai décidé, j’ai dit demain je vais franchir ce pont là. Et j’ai franchi le pont  8 nombre devant tout le monde avec des milliers de tirs. Tous les militaires, je les ai laissés à 100 mètres.  Je dis : laissez-moi seul, je vais aller jusque là où ils étaient assis derrière le pont du 8 novembre ». Je suis venu, ils ont tiré sur moi fatigué. Finalement j’ai fait appel à mes hommes. J’ai désarmé ceux qui étaient là-bas.  Les autres ont fui, ils sont allés se réfugier vers le BQG pour aller dire au président [Conté] que l’adjudant-chef n’a pas voulu nous respecter. J’ai dit si le président n’est pas assis, moi je ne respecterai personne », a-t-il expliqué.

Christine Finda Kamano 

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