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Place… que je vomisse. Quelle nausée. Beuûrrk ! (Par Tabouna Sylla)

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Notre équipe nationale a été très matinalement sortie de la course à la Coupe d’Afrique des Nations de football, Égypte 2019. Après un match nul providentiel face à l’entreprenante équipe de Madagascar et une victoire étriquée face à l’inconsistante Burundi, la révélation de 2019, les Fennecs d’Algérie ne nous ont fait aucun cadeau.

L’émotion de la défaite a causé bien de douleur, le soir du match et les lendemains. On en a râlé. Collectivement.

Puis, on en a roucoulé. De realisme. Après recul. Au regard des conditions de notre élimination matinale. Les causes ?

– Et d’abord, notre équipe. Chacun de nous connaissant parfaitement le football, nous aurons l’honnêteté intellectuelle et le fair-play sportif de reconnaître que le Syli national de cette année n’avait rien d’une équipe bien conçue et suffisamment préparée pour une compétition d’un tel niveau : la confrontation continentale.

Trois matchs amicaux de préparation nous avaient très vite et suffisamment alertés, par leurs résultats de défaites successives, que nos joueurs n’avaient ni l’écorce ni les réflexes de complicité et d’automatisme requis pour affronter de tels adversaires.

Un ramassis hétéroclite et hasardeux de joueurs épuisés, convalescents ou inopérants, précipitamment regroupés à la veille de la compétition et dont on attendait un hypothétique miracle face à des équipes nationales bien huilées du fait que la majorité des éléments pratiquent ensemble depuis des années déjà.

– Et puis, nos adversaires justement ! Des favoris continentaux et même des mondialistes comme le Maroc, le Sénégal, le Cameroun, le Nigéria, l’Algérie, le Ghana, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud… et j’en passe !

Notre Syli national monte face à ces monstres du foot africain et mondial, avec pour seuls arguments des flopées de chansons et de slogans, des chapelets dans les mosquées et les paroisses, les grimaces des féticheurs et autres troubadours.

Et lorsque cette équipe est éliminée, je vois tout un tollé populaire de réprobation et de lynchage de personnes, sournoisement accusées de notre défaite. Une défaite pourtant prévisible dès le départ et même bien avant l’ouverture de la compétition.

L’ouragan de grimaces et de vociférations est tel aujourd’hui que l’on est complètement sorti de l’esprit du sport. L’on est entré de plein pieds dans notre carapace habituelle de charognards qui cherchent, en toute occasion, des compatriotes à charcuter.

On accuse, on juge, on condamne et on exécute selon notre seule opinion de la situation, nos rancoeurs contre tel ou tel ou encore -oh misère- les intérêts télécommandés et téléguidés de nos parrains de circonstance.

Hè… mes oreilles ngnè. La Guinée est hors de course pour cette édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football. Et alors ?

Ce tintamarre honteux auquel vous exposez notre nation ne fait honneur à personne. Elle démontre juste, encore une fois, la rage que le guinéen a au fond de son coeur contre d’autres guinéens. Et surtout ceux-là de nos fils et filles qui ont eu la malchance de briller dans ce pays des ténèbres maléfiques.

Place que je vomisse… Beuûrrk !

 

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