Présidentielle 2020 : Edouard Zoutomou Kpoghomou recalé pour raisons médicales ?

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Il s’en souviendra très longtemps. Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), l’un des 13 politiques candidats à la présidentielle du 18 octobre prochain ne sera finalement pas de la course. Il a été écarté du jeu politique par la Cour Constitutionnelle. Cette dernière a motivé mercredi sa décision par l‘article 42 de la Constitution qui stipule que « tout candidat à la Présidence de la République doit être de nationalité guinéenne, jouir de ses droits civiles et politiques, justifier le parrainage des électeurs déterminé par le code électoral, être d’un état de bonne santé certifié par un collège de médecins assermentés par la Cour constitutionnelle.»

Selon nos informations, cet homme à l’âge respectable qui a longtemps vécu hors du pays (USA) aurait été mis hors course pour « raisons médicales ».  Une information qu’une source proche de la Cour constitutionnelle ne confirme pas.

Originaire de la Guinée forestière, au sud de la Guinée, Edouard, farouche opposant au régime du président Alpha Condé qui dit ne rien savoir encore du rejet de sa candidature y voit tout de même la main d’Alpha Condé dans son élimination de la compétition.

« Je ne me reproche de rien. Notre candidature a fait tellement d’ébullition en Guinée forestière, que monsieur Alpha Condé et sa cour constitutionnelle inféodée ont peur de perdre la forêt. C’est cela le support de monsieur Alpha Condé. Ils ont pensé que ma candidature est une menace pour eux en forêt », confie le brillant ingénieur des Mines et ancien travailleur du Ministère guinéen des Mines à nos confrères de MosaiqueGuinée. 

‘’ (…) Tout le problème au niveau de monsieur Alpha Condé, c’est la manne financière créée par les mines. Moi, je suis des mines. Donc, je connais l’enjeu. Si Alpha Condé s’entête, c’est parce qu’il ne veut pas laisser cette manne financière pour que ça bénéficie à tout le peuple’’ , disait-il en mars dernier au lendemain des violences électorales survenues à N’zérékoré.

Noumoukè S.

 

 

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