Présidentielle du 18 octobre: « 61% des candidats n’ont pas reconnu les résultats… » (CSCBC)

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La Commission de Suivi du Code de Bonne Conduite (CSCBC), qui regroupe en son sein 134 partis politiques signataires, issus des rangs de la mouvance et de l’opposition, a animé une conférence de presse à la maison commune des journalistes, ce vendredi 30 juillet, relative au monitoring du respect du code de bonne conduite des partis politiques en République de Guinée. 

L’objectif de cette conférence était de rendre publics les résultats obtenus durant une période de 6 mois de monitoring au niveau des codes de bonne conduite des partis politiques, à l’issue duquel ils ont fait des constats et proposé des solutions aux partis politiques, à la CENI et au gouvernement.

En termes de résultats, ils ont pu comprendre, à travers leurs  moniteurs qui se sont exprimés, qu’il y a une bonne collaboration entre les partis politiques et d’autres par contre, on dit non. « À certains niveaux, concernant la COVID-19, il y a certains qui ont dit que dans les régions à 100%, les partis politiques sont engagés réellement pour accompagner les citoyens afin de bouter cette sale maladie hors de la Guinée. Nous avons fait aussi le déroulement des élections présidentielles du 18 octobre 2020. À ce niveau, nous avons fait des recommandations au gouvernement, à la CENI et aux partis politiques.», a expliqué Mamadou Fofana, porte-parole de la commission.

Poursuivant, il dira que dans ce rapport, ils ont aussi formulé des vives recommandations au gouvernement. « Nous avons demandé que tous les détenus politiques, qui sont actuellement incarcérés à la maison centrale soient jugés. Et nous avons sollicité vraiment de faire  un état des lieux pour que toutes les violences qui ont eu lieu avant, pendant et après les élections et rendre justice à ces victimes. Aussi, nous avons demandé qu’il y ait la neutralité de la CENI entre tous les acteurs prochainement lors des élections présidentielles. Nous avons aussi parlé de l’éducation civique au niveau des partis politiques. Il faut que ces partis politiques arrivent à sensibiliser les jeunes, les femmes dans le processus. On ne veut plus qu’il y ait des violences lors des élections présidentielles.», indiquera-t-il. 

Sur la question du dialogue politique et social, Mamadou Fofana dira ceci : « Nous avons fait un appel, surtout au gouvernement par rapport au dialogue. Nous voulons vraiment qu’il y ait dialogue, mais un dialogue franc, inclusif et que les résultats soient appliqués à la lettre, parce que c’est ce qui décourage et c’est très important, il faut que le cadre soit permanent. Parce que si on ne le fait pas, on va toujours continuer à faire des dialogue en Guinée mais les résultats ne vont jamais être appliqués.» 

Pour terminer, il fera remarquer que pour ce qui est des résultats issus de la dernière élection présidentielle,  61% des candidats n’ont pas reconnu les résultats et ne se sont pas félicités mutuellement et 39% l’ont fait en “partie”.

Mamadou Yaya Barry

622266708 

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