Présidentielle. Les activités de l’USSEL lancées, à Conakry : ”nous allons empêcher cette fois-ci certains actes de vandalisme”

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En prélude à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, les acteurs impliqués dans la sécurisation du processus électoral ont, au cours d’une rencontre tenue à Kaloum, lancé officiellement les activités de l’Unité Spéciale de Sécurisation des Elections (USSEL). C’est le président de la CENI, Kabinet Cissé, à ses côtés le Général Ibrahima Baldé, qui a présidé cette cérémonie de lancement au siège de l’unité.

Dans son discours, le haut commandant de la gendarmerie et coordinateur de l’USSEL a insisté sur la sécurisation des candidats, leurs lieux de meeting, et les matériels électoraux.    

« Nous allons prendre toutes les dispositions pour empêcher cette fois-ci certains actes de vandalisme qui s’étaient passés pendant les élections législatives et référendaire. Notamment les attaques intempestives sur le matériel électoral. Faudrait que le matériel électoral soit transporté de façon très sûre, et qu’à destination, il soit bien sécurisé jusqu’au jour de son utilisation. C’est extrêmement important. Mais pendant ce temps, il y a bien les activités des différents leaders qui sont engagés dans le processus. Vous le savez très bien qu’il y a un certain nombre de candidats dont les listes officielles vont nous parvenir. Lorsqu’il sera question que ces gens-là soient sur le terrain sur l’ensemble du territoire, nécessairement, il faut assurer la sécurité des itinéraires, la sécurité des lieux des meetings, et même s’il y a des problèmes, il faut assurer la sécurité des sièges », dit le Général Ibrahima Baldé.

Revenant sur le rôle des membres de l’Unité Spéciale de Sécurisation des Elections (USSEL), le président de la Commission Electoral Nationale Indépendante (CENI), Kabinet Cissé a souligné les défis que cette unité, en collaboration avec son institution, doit relever.     

 « Le discours introductif du Général nous alerte sur trois dimensions importantes de votre mission. La première dimension, c’est le respect du cadre juridique. Vous allez être sur le terrain, ça veut dire que vous devez respecter la législation nationale et internationale comme cela a été édicté par un certain nombre d’organismes, y compris la CEDEAO et les Nations-Unies. Cela veut dire que vous avez le défi de respecter les droits de l’homme. En sécurisant le processus, vous ne pouvez pas vous permettre à violer le droit des citoyens guinéens. C’est un défi extrêmement important, il est nécessaire de connaitre toute la mesure.

Deuxième défi, c’est la dimension géographique. Votre mission couvre tout le territoire national. Vous vous rendrez aux déférents bureaux qui vont exister, ils seraient au tour de près de 15 mille. Donc, vous devrez être présents dans ces bureaux de vote. Donc, ce n’est pas quelque chose de facile cette dimension géographique.

Troisième et dernier défi majeur que j’ai relevé de ce discours, c’est la question logistique ; ça nécessite de gros moyens (les moyens de déplacement, les moyens de communication à temps). Pour réussir une telle mission, il faut une bonne coordination, la facilité pour qu’il y ait la fluidité de l’information afin de nous permettre d’agir comme cela est attendu », indique-t-il.   

Et de poursuivre, « Au-delà de ces défis, vous avez des besoins de renforcement de capacité qui s’imposent à nous tous pour pourvoir accomplir une telle mission avec succès… La mission principale, c’est de sécuriser le processus électoral. Mais à côté, il y a d’autres missions. La première, c’est le maintien de la paix pendant le processus électoral avant, pendant et après. Egalement, assurer la protection des hommes et de leurs biens pendant les trois phases. Mais plus délicat, c’est encore assurer la protection même des opérations de la CENI. Notamment l’acheminement des matériels, la sécurisation des bureaux de vote, jusqu’à la remontée des résultats qui est une activité extrêmement importante dans une élection », a conclu Kabinet Cissé.  

Il faut noter que l’USSEL, créée par décret présidentiel, est placée sous la tutelle de la Céni. Elle est composée de militaires, de gendarmes, de fonctionnaires de la police nationale et la protection civile.

Mohamed Cissé

 

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