Présidentielle : un projet d’appui aux médias, piloté par la Maison de la presse, présenté à Conakry

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Pour une couverture responsable et impartiale du processus électoral en Guinée, la maison de la presse, en compagnie de son partenaire principal qu’est le système des Nations unies, a procédé ce samedi 3 octobre, dans un réceptif hôtelier de Conakry, à la présentation du projet d’appui aux médias guinéens.

L’idée est non seulement de permettre aux médias, notamment la radio, de pouvoir contrôler les interventions des auditeurs, mais aussi à lutter contre les fausses nouvelles au niveau des sites internet et sur les réseaux sociaux.

« Ce monitoring va consister essentiellement à faire du travail de tracking de fausses informations sur l’internet, que ce soit sur les sites internet mais également sur les réseaux sociaux en cette période électorale. Cela est important parce que les mauvaises nouvelles et des informations tendancieuses peuvent conduire à des situations très fâcheuses. Donc, ce monitoring va être concentré à cela. A côté de cela, nous allons aussi créer un mécanisme pour que les émissions interactives soient contrôlées, en donnant la possibilité aux grandes émissions interactives d’initier les appels. Ainsi, c’est la radio qui contrôle les auditeurs qui vont intervenir. Donc, elle est sensée savoir qui appeler. Ainsi le discours va être écouté en amont avant de le passer en direct. Nous allons donner des moyens à ces radios pendant cette période pour pouvoir faire des appels à la charge de la maison de la presse », a expliqué Amadou Tham Camara, président du conseil d’administration (CA) de la maison de la presse.

Pour le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies Dr Mohamed Ibn Chambas, institution qui finance ce projet à une valeur de 78 mille 8 cent 7 dollars,

« C’est très important de travailler avec les médias pour jouer son propre rôle dans un contexte électoral, et donner l’information, éduquer la population, mais aussi de faire ça avec toute responsabilité. Vous savez nous sommes ici en Guinée. Dans un bureau de campagne, c’est naturel que la tension monte. Et, dans un tel contexte, il faut vraiment rassurer que les médias donnent des informations correctes, vérifiées et qui évitent un langage qui peut inciter à la violence ; le langage de la haine. Nous voulons qu’après les élections, dans la période post-électoral, qu’il y ait toujours la cohésion sociale. Donc, c’est dans ce contexte que les nations unies ont jugé utile de créer cette plateforme de travail des médias avant, pendant et après les élections de 2020 ».

Prenant part à cette rencontre, la commissaire aux affaires politiques de l’Union Africaine, Minata Samaté Cessouma en séjour en Guinée pour contribuer à un bon déroulement du processus électoral, a invité les acteurs socio-politiques à s’impliquer pour une élection libre, transparente et acceptée par tous.

« Nous sommes ici également pour nous assurer que l’élection à venir va se dérouler avant, pendant et après dans des conditions acceptables par tous les guinéens. Après tout, la Guinée appartient à tous les guinéens. Nous allons tous partir mais la Guinée restera et elle doit être unie. Je voudrais féliciter les nations unies pour ce programme qui complète le travail que nous sommes en train de faire », a-t-elle lancé.

Ce projet conduit par la maison de la presse, s’étendra sur 3 mois. Elle organisera une formation à l’intention des journalistes sur les règles de bonne conduite en période pré et post-électorale.

Mohamed Cissé

 

 

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