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Tribune

Prix du carburant  à la pompe: les raisons d’une augmentation en Guinée (Par Sita Cissé)

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Dans la nuit du 30 juin 2018, le gouvernement guinéen, dirigé par Dr Ibrahima Kassory Fofana, a décidé de faire passer le prix du carburant à la pompe, de 8000 FG à 10.000 FG. Une augmentation de 25% que certains Guinéens trouvent injustifiable. C’est le cas notamment des syndicalistes de l’Inter-centrale CNTG-USTG et des Forces sociales (Société civile). Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle mesure, à partir du 1er juillet 2018, ces entités ne cessent de prendre ou d’annoncer des initiatives pour faire ‘’plier’’ le gouvernement, si l’on peut dire ainsi. Des marches pacifiques ou des journées ‘’ville morte’’ sont ainsi organisées aussi bien à Conakry que dans certaines villes de l’intérieur.

Le mercredi 18 juillet, le Premier ministre, chef du Gouvernement, Dr Ibrahima Kassory Fofana, a rencontré les leaders syndicaux et le Patronat pour leur expliquer de façon claire et précise, les raisons qui ont amené son équipe à réajuster le prix des produits pétroliers à la pompe.

Comme tous les pays non producteurs de l’or noir, la Guinée doit malheureusement faire face aux conséquences des fluctuations du prix du baril sur le marché international. Un prix qui se négocie aujourd’hui dans la fourchette de 75 à 80 dollars.

Ces dernières années, on le sait, le Gouvernement guinéen a continué, contrairement aux   recommandations des institutions de Bretton Woods, à subventionner le carburant à la pompe ; une façon pour lui de soulager les charges des pauvres consommateurs. Mais  l’on s’est rendu compte que cette subvention fort coûteuse pour le budget national, contribuait plutôt à enrichir les réseaux de trafiquants installés le long de nos frontières poreuses ; le prix pratiqué en Guinée étant nettement inférieur à celui en vigueur dans  la plupart des pays limitrophes (Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali).  Et sentant le ‘’bon coup’’, nombreux sont les opérateurs économiques qui ne se sont pas fait prier pour construire des stations d’essence dans les préfectures et sous-préfectures qui font frontière avec ces pays. Le carburant importé et subventionné par le Gouvernement guinéen se voit alors réexporté vers les pays voisins, avec toutes les conséquences que cela comporte pour l’économie guinéenne.

C’est au regard donc de cette situation de plus en plus insupportable et dans le souci de ne pas compromettre les programmes économiques conclus avec les partenaires financiers, que le Gouvernement guinéen a pris sa responsabilité en augmentant de 2000 FG le prix du carburant à la pompe. Des mesures d’accompagnement ont été annoncées dans la foulée pour permettre à la majorité de la population de ne pas ressentir durement les effets de cette augmentation du prix du carburant. Dans le secteur des transports par exemple, le train ‘’Conakry Express’’ a repris service et une quarantaine de bus devraient être mis en circulation pour faciliter le déplacement des citoyens à Conakry et ses environs. Et comme il avait promis lors de sa prise de fonction, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, investi de la confiance totale du chef de l’Etat, Pr. Alpha Condé, est en train d’affûter ses armes pour livrer une guerre sans merci contre la corruption sous toutes ses formes.

Les partenaires sociaux que sont les syndicats et les organisations de la société civile devraient faire preuve de patriotisme et de responsabilité en acceptant de privilégier le dialogue, rien que le dialogue pour sortir de cette impasse qui ne profite à personne. Chaque Guinéen, à quelque niveau qu’il soit, se doit de poser au quotidien des actes allant dans le sens de la préservation de la paix sociale et du renforcement de l’autorité de l’Etat. Espérons que cet appel tombera dans des oreilles attentives. La Guinée, c’est notre maison commune, que nous devons protéger à tout prix.

Mohamed Sita Cissé  

 

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1 Comment

1 Comment

  1. daouda coumbassa

    20 juillet 2018 at 23 h 29 min

    la Guinée ne se limite pas seulement à conakry.
    les mesures d’accompagnement ( train express 40 bus ) que le gouvernement que kassory parle et ceux de l’intérieur du pays . quelles seront leur mesure d’accompagnement ou ils achètent pas le carburant à 10,000fg?
    soyons sérieux

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