Prolifération et subvention de la presse : ‘’chaque journaliste a un site en lui, mais il fait du copier-coller’’ (Boubacar Yacine, HAC)

Print Friendly, PDF & Email

Le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a profité de son passage ce mercredi 25 août, dans l’émission ‘’Mirador’’ de FIM FM, pour parler entre autres de la répartition de la subvention accordée à la presse, de la délivrance des cartes professionnelles des journalistes, de la prolifération des organes de presse et de la disparition de la presse papier en Guinée.

D’entrée de jeu, il a fait part de sa déception par rapport à la presse écrite, qui existe depuis 1991-1992, mais qui, à date n’a pas pu avoir un seul quotidien. « J’en ai honte. et malheureusement, il y a beaucoup plus de journalistes que d’organes, puisqu’en Guinée maintenant, c’est un journaliste qui est l’organe. On me dit, c’est une critique qu’on me fait que je n’ai pas voulu donner des cartes à des journalistes qui travaillent pour des entreprises de presse qui n’ont pas de siège. Pour moi, une entreprise qui  n’a pas de siège, elle n’existe pas. Je me suis amusé pour leur dire ou est-ce qu’on vous dépose la publicité, parce qu’aucun annonceur ne vous déposera ça par internet. Parce qu’il faut qu’il s’assure si sa publicité ne passe pas, il a au moins un endroit où il faut aller réclamer.»

Poursuivant, le président de la HAC a fait remarquer ceci : « la manière dont la subvention a été répartie depuis le début a fait éclater la presse en des petits groupuscules dirigés par des individus. Chaque journaliste est patron, c’est une exception guinéenne. Il faut arrêter ça. Malheureusement, chaque journaliste a un site en lui, mais il fait du copier-coller, il fait du plagiat, parce que lui seul, il ne peut pas produire du contenu pour un site d’information. Mais c’est l’une des conséquences aussi de la subvention, c’est-à-dire vous prenez déjà un journaliste qui est employé, qui a un site, qui a 17 millions de subvention par an et ça lui fait presque 1.500.000 Gnf. Et un fonctionnaire fraîchement recruté dans la fonction publique, c’est son salaire », déplore le président de la HAC.

Mamadou Yaya Barry

622266708

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.