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Politique

Promotion de la nouvelle constitution : le ministre Mory Sangaré se fait huer par des enseignants à Labé

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Le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Mory Sangaré, en tournée à l’intérieur du pays, a posé ses valises jeudi à Labé où il s’est entretenu pendant des heures avec les autorités de l’éducation et les enseignants.

Une visite qui intervient alors que le SLECG -dirigé par Aboubacar Soumah- est en grève, depuis le 09 janvier dernier. C’est dans la salle de l’amphithéâtre de l’ENI-CFP de Labé qui a servi de cadre à cette rencontre. Dans son discours de circonstance, le ministre a fustigé cette grève déclenchée par Aboubacar Soumah avant d’annoncer qu’il fera remplacer les enseignants grévistes s’ils ne reprennent pas les cours au plus vite.

« Je suis venu pour donner des informations et à chacun de prendre cela comme il veut. Depuis le 9 janvier, nous assistons à une grève des enseignants en Guinée.

Lors de son discours de l’an, le président Alpha condé a instruit de prendre en charge la situation des enseignants. Tous le monde s’est fait recenser. Moi même j’ai été recensé par Amara Mansa Doumbouya dans mon bureau. Il y avait 5555 enseignants fictifs, d’autres décédés… Le total avoisinait 7000.

C’est après cela que le syndicat Aboubacar Soumah a déclenché une grève. Et le 9 janvier, les enseignants ont suivi la grève petit à petit. C’est une situation préoccupante parce que jusqu’à présent, il y a certains de mes collègues qui sont en colère et qui ne décolèrent toujours pas. C’est pourquoi du haut de cette tribune je lance un appel à nos collègues enseignants de revenir à de meilleurs sentiments. Dès fois on gagne, dès fois on perd. Cette fois-ci vous avez échoué. Je vous pris de refaire de nouvelles revendications plus légitimes. Il ne faut pas qu’ils (enseignants grévistes, ndlr) espèrent à leurs revendications, parce que les chances sont très minces. Je vous prie, collègues enseignants de revenir à de meilleurs sentiments. Parce que nous n’avons pas voulu sanctionner directement. Les salaires des grévistes n’ont été que dévirés. Si les enseignants grévistes reprennent les cours, leurs salaires sont à portée de main. Mais si nous atteignons un certain seuil, nous serons obligés de faire remplacer les grévistes par des retraités, ou des étudiants sortis de l’ISSEG ou un élève-maître sorti de l’école normale et ces derniers viendront tenir les cours jusqu’à la fin du mois de juillet. Et celui qui donnera les cours prendra le salaire en lieu et place de l’enseignent titulaire », promet le ministre.

Poursuivant, le patron du département de l’éducation nationale a souligné que le combat du fndc prendra fin le lendemain du double scrutin législatif et référendaire.

« J’aurais appris qu’il y a certains grévistes qui ont un rapport avec le FNDC. Sachez que le FNDC va prendre fin le 2 mars prochain. Si un FNDC doit continuer, peut-être ça sera pour soutenir la nouvelle constitution pas en tout cas l’ancienne parce qu’on l’aura changée. Et tous ceux qui s’agitent, tout ceux qui brûlent des pneus n’ont rien compris. Ils se battent pour des gens qui disent eux ils s’abstiennent d’aller aux élections qu’ils ont presque toujours gagnées. Je vous demande de bien réfléchir. On se bat pour un but. Et j’aurais appris qu’il ya deux enseignants qui sont candidats aux législatives. Un à l’uninominal et un autre suppléant, soutenez ceux-ci au moins, vous aurez un de vous à l’assemblée nationale », dit le ministre. Des propos qui ont déclenché une vague de contestation, les enseignants qui visiblement n’ont pas aimé ce pan de son discours ont poussé des cris de rejet avant de l’inviter à parler de l’Education.

Un enseignant qui a préféré garder l’anonymat a rejeté le pan politique du discours du ministre Sangaré.

« Ce n’est pas normal que le ministre parle de la nouvelle constitution, la politique n’est pas compatible avec l’éducation, et c’est interdit d’ailleurs de parler de politique à l’école. C’est pourquoi nous avons hué le ministre, on est là pour l’éducation, et nous du slecg nous ne cédons pas à l’intimidation, la grève est reste maintenue » .

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

620 44 25 83

 

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