N’zérékoré- Querelle autour d’un bar : une dame annonce une plainte contre Michel Lamah

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Michel Lamah continue de faire parler de lui dans la région forestière. Depuis qu’il y séjourne, c’est une série d’accusations des citoyens qui sont portées contre lui. Cette fois, il est accusé d’avoir frappé la gérante du bar-restaurant « Palenke » et des clients, avant de procéder deux jours plus tard à la démolition dudit bar qui appartiendrait à sa famille. 

Jointe au téléphone par Mediaguinee, Angeline Gamys, la détentrice du bar est revenue sur les circonstances de cet incident douloureux. À l’en croire, les faits remontent à vendredi dernier. « D’abord, le premier jour quand il est rentré, il a dit ‘’c’est chez mon papa ici’’. J’ai dit ok. J’ai dit je ne le connaissais pas, il dit c’est moi Michel Lamah. J’ai dit ‘’Dieu merci. Prenez place’’. Il a pris place ce jour-là, après il est parti. Maintenant la deuxième fois quand il est venu, c’était vendredi. Dès qu’il est rentré, les clients qui étaient là ils se sont dispersés. Il était avec quelqu’un et ses gardes du corps qui étaient arrêtés devant la porte. Entre-temps il y a la voiture d’un client qui a garé, quand il est sorti, je l’ai vu venir vers un client pour dire ‘’bonjour Monsieur, présentez-vous’’. Et moi j’ai répondu, j’ai dit c’est un client. Il dit ‘’toi je t’ai compris, je t’ai dit que je n’aime pas être espionné et tu envoies des espions comme ça’’. J’ai dit ‘’non je ne le connais pas, c’est un client c’est pourquoi il est venu…’’ Le temps pour moi d’expliquer, il a sauté, il m’a tapée avec son pied dans la poitrine. Donc on est resté là, les clients et moi, il parlait comme quoi que si on ne le connaît pas, il est le libérateur, beaucoup de choses dont je ne me souviens plus. J’avais vraiment peur, je n’avais jamais été tapée aussi fort, j’étais hypnotisée quand il parlait », explique-t-elle la voix calme.

Otage dans son propre bar avec des clients, Angeline n’avait d’autre choix que de trouver des astuces.

« Les clients ont commencé à sortir un à un, ils m’ont laissée seule. Et finalement moi aussi j’ai trouvé une porte de sortie, puisque il y a un autre client qui est rentré et je suis sortie. On a laissé le restaurant ouvert comme ça on est partis. Le lendemain très tôt le matin je suis venue et j’ai mis un cadenas à la porte. Maintenant hier matin (samedi matin) je sors, je partais au restaurant, puisque j’étais connectée, c’est les gens qui m’appellent que mon restaurant est en train d’être cassé. Donc je ne suis pas allée, je suis restée à la maison, j’ai reçu les photos par Messenger. Ce n’est qu’aujourd’hui que je suis allée chercher les affaires là-bas. Quand je suis allée j’ai trouvé des maçons qui disent qu’ils viennent construire. Il est venu casser sans m’avertir « , déclare-t-elle.

Ayant perdu son restaurant, Angeline ne peut évaluer la valeur exacte de sa perte.

« Vous savez que nous étions déjà à la veille de la fête, j’avais fait une publication que j’allais organiser une fête au restaurant. Tout récemment pour la rénovation j’ai dépensé au moins 25 millions, et puisque c’est le contrat d’un Libanais que j’ai acheté c’était à 10 millions et le stock de la boisson qui était là-bas était de 8 millions sans compter les petites pertes (…). Il est venu là-bas aujourd’hui (dimanche), quand j’étais sur les lieux en train de ramasser les affaires. Il m’a juste dit ‘’Écoute. Je t’ai dit de venir hier, tu n’es pas venue ramasser tes affaires. C’est un manque de respect ou quoi ?’’. J’ai dit ‘’excuse-moi, ce n’était pas un manque de respect mais j’étais juste occupée’’. Il m’a dit d’accord ‘’tes boissons que j’ai consommées, fais ta facture, tu m’envoies je vais payer’’. J’ai dit d’accord. C’est sur ça qu’on s’est séparés », a-t-elle relaté.

Bien que ne sachant quoi faire pour l’instant, Angeline Gamys nous a déclaré avoir échangé avec le père de Michel Lamah qui, actuellement en déplacement, lui aurait demandé de l’attendre.

Contactée, une membre de la famille de Michel -à la voix abattue- qui a accepté vnde se confier à Mediaguinee, a balayé d’un revers de la main les accusations portées contre le soldat du Groupement des Forces spéciales, l’unité d’élite de l’armée guinéenne qui a renversé le 5 septembre dernier le président Alpha Condé.

Selon elle, le lieu en question nous appartient, c’est nous qui avons loué l’endroit à la dame. Depuis longtemps, mon frère a voulu rénover le coin. Quand il est venu de Conakry, il a dit de rendre le coin. Malheureusement, les choses ont mal tourné.  La dame qui connaît bien notre famille avait juste besoin de nous écouter. Et maintenant, l’affaire se retrouve sur la toile et tout le monde en parle. Ce n’est pas bien entre nous. Nous sommes tous d’ici. De tout compte fait, si elle dit avoir perdu des biens, nous sommes prêts à rembourser. Parce que nous ne voulons pas problème. Dire que Michel est fou, c’est Dieu qui rendra justice. Nous croyons en lui ».

Aux dernières nouvelles, on apprend que Gamys pourrait porter plainte contre Michel Lamah.

Maciré Camara

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