Ramadan 2020 : les commerçants parlent d’augmentation de prix dans les marchés (constat)

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A la veille du premier jour  du mois Saint de Ramadan, le constat révèle que les prix de certaines denrées de première nécessité ont grimpé dans les marchés de Conakry.

A Bambéto dans la commune de Ratoma, le sac de riz qui se vendait à 270. 000 ou 275. 000 fg, se négocie à ce jour à 300. 000 fg.

Mamadou Adama, commerçant rencontré dans son magasin nous fait la situation de ses marchandises.

« A l’heure où je vous parle, il y a des manquements. Et s’il y a des manquements, forcément les prix vont augmenter. En ce moment le riz importé manque dans les marchés.

On vend un sac de riz à 300.000fg. Et avant on vendait à 270 à 275000fg. Quant au sac de sucre, il est vendu actuellement à 350 000 francs ici. Alors que dans un passé récent, le prix n’atteignait même pas 300 000fg. Le prix d’un bidon de 20 litres d’huile est vendu à 240.000fg et avant c’était à 210 à 215000fg. À Madina, le prix du carton de mayonnaise est 340.000 fg. Et nous, on revend à 350.000 fg », a-t-il détaillé.

Pour cet autre commerçant, « Si on achète à ce prix à Madina, forcément on va augmenter parce qu’on va payer le prix de déplacement pour arriver ici », a souligné Mamadou Bah. Appelant ensuite le gouvernement à revoir le prix de dédouanement des marchandises.

« Le gouvernement doit revoir les choses en réduisant le prix de dédouanement parce que s’il n’arrive pas à réduire au niveau du port, les commerçants ne pourront pas réduire. C’est là-bas le problème. Si le gouvernement réduit le prix de dédouanement, nous en tant que commerçants, nous allons réduire aussi. Les prix ne sont pas stables actuellement. Ça dépend du prix qu’on achète à Madina. Parce que c’est là-bas qu’on achète », a-t-il fait comprendre.

Moussa Sacko, un client interrogé, a indiqué que les citoyens traversent une période difficile à l’approche du Ramadan.

« Comme bientôt le Ramadan va commencer, je suis venu acheter des vivres. Mais je vous dis que les produits sont très chers. Si les autorités ne cherchent pas à diminuer les choses dans les marchés, nous allons passer un Ramadan de galère », a-t-il laissé entendre.

A tout cela s’ajoute la cherté de la vie liée à la crise sanitaire qui frappe le monde. Les commerçants ont également invité les citoyens au respect des mesures sanitaires édictées par les autorités du pays pour éviter la propagation de la pandémie de Covid-19.

Mohamed Cissé

+224-623-33-83-57

 

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