Ramadan. N’Zérékoré : les autorités en charge du commerce menacent de sévir contre la flambée des prix des denrées

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Vraisemblablement l’apparition du Covid-19 qui paralyse le pays devient une opportunité pour certains commerçants de N’Zérékoré de renflouer leurs caisses. Le prix des bidons d’huile de palme et d’huile végétale, l’oignon, la Mayonnaise, le sucre, le riz et même le cube maggi connaissent aujourd’hui une hausse remarquable dans les différents marchés de la préfecture.

Pendant que le Ramadan s’annonce à une période difficile marquée par une crise sanitaire sans précédent, des commerçants en profitent pour fixer la barre haut concernant les produits de grande consommation. Face à cette situation, le président de la chambre préfectorale du commerce, Amaragbé Camara a convoqué une réunion avec les commerçants ce jeudi 23 avril 2020 pour s’enquérir du prix des produits alimentaires afin de le régulariser.

« Aujourd’hui, les prix des denrées sont augmentés depuis quelques semaines. Mais à l’approche du mois de Ramadan là aussi tout change. Nous avions convoqué une première réunion avec les commerçants pour parler de la situation du marché. Mais bien avant, on avait envoyé nos agents pour faire la différence entre l’ancien prix et maintenant. Coronavirus est mauvais mais la faim est plus que ça. Il ne faudrait pas qu’on se tue nous-mêmes en rendant le marché aussi cher. Nous avions déjà franchi la première étape qui était la sensibilisation. Dans les jours à venir nous allons sanctionner ceux qui ne vont pas se conformer aux prix normaux » a-t-il menacé.

De son côté, le directeur préfectoral du commerce, Oua Dopavogui qualifie les commerçants de faux croyants et promet également de sévir dans les jours à venir.

« Il est de notre devoir de prendre notre responsabilité. Les commerçants qui se disent croyants n’ont pas la foi en Dieu. Sinon les moments de pénitence ne doivent pas être une opportunité pour eux d’augmenter les prix. Mais nous avions déjà pris les dispositions et remonté au département. Dans les jours à venir nous allons prendre des mesures concrètes pour la stabilisation des prix » a expliqué Monsieur Dopavogui.

Du côté des commerçants, ces mesures ne pourront pas les contraindre à baisser le prix. Selon eux, tout dépend de Conakry où il y a une rareté des marchandises notamment le riz.

« La faute ce n’est pas nous, mais c’est depuis Conakry. Nous, on ne va pas à l’étranger pour chercher la marchandise. Mais aujourd’hui à Conakry, il n’y a pas de riz avec ceux qui nous ravitaillent. On est obligé d’acheter par détail pour remplir le camion. Ce qui rend le prix cher. On a l’argent, mais il n’y a pas de riz. Et les Libanais augmentent chaque jour. Comme ça on est obligé d’en faire ainsi, » se défend Souleymane Simakan.

Pendant ce temps, les citoyens continuent de prendre leur mal en patience surtout à quelques heures du mois saint de Ramadan.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’Zérékoré

 

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